La religieuse
- Language:
- French
- Status:
- Complete work
- Authorship:
- Written by the author
- Condition of the text:
- Clean text
- Extent:
- ~81,300 words · 386 passages
Cite this work
- APADenis Diderot. (n.d.). La religieuse. SigPhi. https://sigphiai.com/en/works/denis-diderot/la-religieuse-french
- MLADenis Diderot. "La religieuse." SigPhi, https://sigphiai.com/en/works/denis-diderot/la-religieuse-french.
- ChicagoDenis Diderot. La religieuse. SigPhi. https://sigphiai.com/en/works/denis-diderot/la-religieuse-french.
What it is about
The Nun: a young woman shut in a convent against her will tells what happened to her there.
Context and history
It began as a hoax — Diderot and friends writing fake letters to lure an acquaintance back to Paris — and became the eighteenth century's harshest indictment of forced vows. Its account of how a closed institution destroys a person has not aged at all. Text in FRENCH: the original. Diderot wrote in French and that is what should be cited.
Editorial context, not a citable source: unlike the passages of the work itself, these statements cannot be checked against the corpus.
Proofreading Team at https://www.pgdp.net (This file was produced from images generously made available by the Bibliothèque nationale de France (BnF/Gallica) at http://gallica.bnf.fr) [Extrait des OEuvres complètes de Diderot, éditées par Jules Assézat, tome cinquième, Paris, Garnier Frères, 1875.] LA RELIGIEUSE (Écrit en 1760.--Publié en 1796.) NOTICE PRÉLIMINAIRE La chronologie n'est point une science à dédaigner, et quand on ne consulte pas avec soin les registres où elle inscrit au jour le jour les événements que l'histoire brouille souvent à distance, on risque de fausser, par une seule inadvertance, le caractère d'un homme et parfois celui de toute une époque. Ce n'est point le lieu, dans ces courtes _Notices_, d'entamer une discussion à ce sujet, mais nous ne pouvons nous dispenser cependant de réagir contre une opinion qui pourrait prendre quelque consistance si l'on s'attachait à la valeur de l'homme qui l'a exprimée, il y a quelque temps, dans une collection destinée à avoir beaucoup de lecteurs, celle des _Chefs-d'oeuvre des Conteurs français_ (Charpentier, 3 vol. in-18, 1874). Dans son _Introduction aux Conteurs français du XVIII^e siècle_, M. Ch. Louandre écrit: «La croisade philosophique ne commence que vers 1750. Diderot ouvre le feu par la _Religieuse_, et fait revivre toutes les accusations des réformés: le célibat, le renoncement, l'ensevelissement dans les cloîtres sont en contradiction avec les instincts les plus profonds de l'âme humaine. Ils conduisent au désespoir, à la révolte désordonnée des sens; ils violent la loi naturelle, et, bien loin de faire des saints, ils ne font que des victimes. Cette thèse, développée avec une verve éclatante, laissa dans les esprits une impression profonde, et si l'on veut prendre la peine de comparer la _Religieuse_ et les discussions qui ont provoqué le décret de l'Assemblée nationale[1], portant suppression des ordres religieux, on pourra se convaincre que les législateurs ont← Back to Denis Diderot