Le Suicide: Étude de sociologie
- Language:
- French
- Status:
- Complete work
- Authorship:
- Written by the author
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- Extent:
- ~230,000 words · 1,069 passages
Cite this work
- APAÉmile Durkheim. (n.d.). Le Suicide: Étude de sociologie. SigPhi. https://sigphiai.com/en/works/emile-durkheim/le-suicide-etude-de-sociologie
- MLAÉmile Durkheim. "Le Suicide: Étude de sociologie." SigPhi, https://sigphiai.com/en/works/emile-durkheim/le-suicide-etude-de-sociologie.
- ChicagoÉmile Durkheim. Le Suicide: Étude de sociologie. SigPhi. https://sigphiai.com/en/works/emile-durkheim/le-suicide-etude-de-sociologie.
What it is about
The study in which Durkheim takes the most private act there can be and shows that its rate is a social fact — steady, and explicable by the way a society binds its members.
Context and history
Published in 1897. Four types come out of it — egoistic, altruistic, anomic and fatalistic — along with the thesis that what varies is not individual despair but the degree of integration and of regulation. It is among the first books to do sociology with statistics in order to prove a theoretical point, and it served as a methodological model for that reason. The data have a limit worth knowing: they are nineteenth-century official records, and how a death was classified as suicide varied a great deal from place to place.
Editorial context, not a citable source: unlike the passages of the work itself, these statements cannot be checked against the corpus.
Professeur de Sociologie à la Faculté des Lettres de l'Université de Bordeaux PARIS FÉLIX ALCAN, ÉDITEUR PRÉFACE Depuis quelque temps, la sociologie est à la mode. Le mot, peu connu et presque décrié il y a une dizaine d'années, est aujourd'hui d'un usage courant. Les vocations se multiplient et il y a dans le public comme un préjugé favorable à la nouvelle science. On en attend beaucoup. Il faut pourtant bien avouer que les résultats obtenus ne sont pas tout à fait en rapport avec le nombre des travaux publiés ni avec l'intérêt qu'on met à les suivre. Les progrès d'une science se reconnaissent à ce signe que les questions dont elle traite ne restent pas stationnaires. On dit qu'elle avance quand des lois sont découvertes qui, jusque-là, étaient ignorées, ou, tout au moins, quand des faits nouveaux, sans imposer encore une solution qui puisse être regardée comme définitive, viennent modifier la manière dont se posaient les problèmes. Or, il y a malheureusement une bonne raison pour que la sociologie ne nous donne pas ce spectacle; c'est que, le plus souvent, elle ne se pose pas de problèmes déterminés. Elle n'a pas encore dépassé l'ère des constructions et des synthèses philosophiques. Au lieu de se donner pour tâche de porter la lumière sur une portion restreinte du champ social, elle recherche de préférence les brillantes généralités où toutes les questions sont passées en revue, sans qu'aucune soit expressément traitée. Cette méthode permet bien de tromper un peu la curiosité du public en lui donnant, comme on dit, des clartés sur toutes sortes de sujets; elle ne saurait aboutir à