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The Social Contract

Jean-Jacques Rousseau

Language:
French
Status:
Complete work
Authorship:
Written by the author
Condition of the text:
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Extent:
~320,000 words · 1,512 passages
Cite this work
  • APAJean-Jacques Rousseau. (n.d.). Du contrat social (Le contrat social) [The Social Contract]. Digital reproduction: SigPhi. https://sigphiai.com/en/works/jean-jacques-rousseau/du-contrat-social-le-contrat-social
  • MLAJean-Jacques Rousseau. Du contrat social (Le contrat social) [The Social Contract]. Digital reproduction, SigPhi, https://sigphiai.com/en/works/jean-jacques-rousseau/du-contrat-social-le-contrat-social.
  • ChicagoJean-Jacques Rousseau. Du contrat social (Le contrat social) [The Social Contract]. Digital reproduction, SigPhi. https://sigphiai.com/en/works/jean-jacques-rousseau/du-contrat-social-le-contrat-social.

Reference to the edition that SigPhi reproduces: SigPhi is its digital reproduction, not its publisher. The edition's year is not in the metadata (hence "n.d."), and the translator appears only when recorded.

What it is about

'Man is born free, and everywhere he is in chains': the search for a form of association in which obeying the law is obeying oneself, because law is the expression of the general will.

Context and history

Published in Amsterdam in 1762, the same year as Emile. The reaction was immediate: condemned in Paris and in Geneva, publicly burned in his native city, Rousseau fleeing with a warrant out for his arrest. Thirty years later the French revolutionaries carried it like a breviary — Robespierre quoted it from memory — and the popular sovereignty everyone read in it has remained a foundation of modern democracies, with a never-settled debate over whether the book leads there or can also justify the opposite.

Editorial context, not a citable source: unlike the passages of the work itself, these statements cannot be checked against the corpus.

How it begins
La guerre n’est donc point une rélation d’homme à homme, mais une rélation d’État à État, dans laquelle les particuliers ne sont ennemis qu’accidentellement, non point comme hommes ni même comme citoyens, mais comme soldats ; non point comme membres de la patrie, mais comme ses défenseurs. Enfin chaque État ne peut avoir pour ennemis que d’autres États & non pas des hommes, attendu qu’entre choses de diverses natures on ne peut fixer aucun vrai rapport. Ce principe est même conforme aux maximes établies de tous les tems & à la pratique constante de tous les peuples policés. Les déclarations de guerre sont moins des avertissemens aux puissances qu’à leurs sujets. L’étranger, soit roi, soit particulier, soit peuple, qui vole tüe ou détient les sujets sans déclarer la guerre au prince, n’est pas un ennemi, c’est un brigand. Même en pleine guerre un prince juste s’empare bien en pays ennemi de tout ce qui appartient au public, mais il respecte la personne & les biens des particuliers ; il respecte des droits sur lesquels sont fondés les siens. La fin de la guerre étant la destruction de l’Etat ennemi, on a droit d’en tuer les défenseurs tant qu’ils ont les armes à la main ; mais sitôt qu’ils les posent & se rendent, cessant d’être ennemis ou instrumens de l’ennemi, ils redeviennent simplement hommes & l’on n’a plus de droit sur leur vie. Quelquefois, on peut tuer l’Etat sans tuer un seul de ses membres : Or la guerre ne donne aucun droit qui ne soit nécessaire à sa fin. Ces principes ne sont pas ceux de Grotius ; ils ne sont pas fondés sur des autorités de poëtes, mais ils dérivent de la nature des choses, & sont fondés sur la raison.

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