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L'Empire knouto-germanique et la Révolution sociale

Mikhail Bakunin

Language:
French
Status:
Complete work
Authorship:
Written by the author
Condition of the text:
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Extent:
~52,000 words · 247 passages
Cite this work
  • APAMikhail Bakunin. (n.d.). L'Empire knouto-germanique et la Révolution sociale. Digital reproduction: SigPhi. https://sigphiai.com/en/works/mikhail-bakunin/l-empire-knouto-germanique-et-la-revolution-sociale
  • MLAMikhail Bakunin. L'Empire knouto-germanique et la Révolution sociale. Digital reproduction, SigPhi, https://sigphiai.com/en/works/mikhail-bakunin/l-empire-knouto-germanique-et-la-revolution-sociale.
  • ChicagoMikhail Bakunin. L'Empire knouto-germanique et la Révolution sociale. Digital reproduction, SigPhi. https://sigphiai.com/en/works/mikhail-bakunin/l-empire-knouto-germanique-et-la-revolution-sociale.

Reference to the edition that SigPhi reproduces: SigPhi is its digital reproduction, not its publisher. The edition's year is not in the metadata (hence "n.d."), and the translator appears only when recorded.

What it is about

The Knouto-Germanic Empire and the Social Revolution (1871), in FRENCH.

Context and history

The manuscript from which the pages of God and the State were taken. Bakunin was Russian but wrote in French for the international movement, so **this is the original**, not a translation. Text in FRENCH: the original.

Editorial context, not a citable source: unlike the passages of the work itself, these statements cannot be checked against the corpus.

How it begins
Lyon seul peut lui épargner cette chute et cette mort honteuse. Mais pour cela il faudrait que Lyon se réveille, qu’il agisse, sans perdre un jour, un instant. Les Prussiens, malheureusement, n’en perdent plus. Ils ont désappris le dormir : systématiques comme le sont toujours les Allemands, suivant, avec une désespérante précision, leurs plans savamment combinés, et joignant, à cette antique qualité de leur race, une rapidité de mouvements qu’on avait considérée jusque-là comme l’apanage exclusif des troupes françaises, ils s’avancent résolument, et plus menaçants que jamais, au cœur même de la France. Ils marchent sur Lyon. Et que fait Lyon pour se défendre ? Rien. Et pourtant, depuis que la France existe, jamais elle ne s’est trouvée dans une situation plus désespérée, plus terrible. Toutes ses armées sont détruites. La plus grande partie de son matériel de guerre, grâce à l’honnêteté du gouvernement et de l’administration impériale, n’a jamais existé que sur le papier, et le reste, grâce à leur prudence, a été si bien enfoui dans les forteresses de Metz et de Strasbourg, qu’il servira probablement beaucoup plus à l’armement de l’invasion prussienne qu’à celui de la défense nationale. Cette dernière, sur tous les points de la France, manque aujourd’hui de canons, de munitions, de fusils, et, ce qui est pis encore, elle manque d’argent pour en acheter. Non que l’argent manque à la bourgeoisie de la France ; au contraire, grâce à des lois protectrices qui lui ont permis d’exploiter largement le travail du prolétariat, |4 ses poches en sont pleines. Mais l’argent des bourgeois n’est point patriote, et il préfère | ostensiblement aujourd’hui l’émigration, voire même les réquisitions forcées des Prussiens, au danger d’être appelé à concourir au salut de la patrie en détresse. Enfin, que dirai-je, la France n’a plus d’administration.…

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