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Persian Letters (II fr)

Montesquieu

Language:
French
Status:
Complete work
Authorship:
Written by the author
Condition of the text:
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Extent:
~63,800 words · 303 passages
Cite this work
  • APAMontesquieu. (n.d.). Lettres persanes, tome II [Persian Letters (II fr)]. Digital reproduction: SigPhi. https://sigphiai.com/en/works/montesquieu/lettres-persanes-tome-ii-french
  • MLAMontesquieu. Lettres persanes, tome II [Persian Letters (II fr)]. Digital reproduction, SigPhi, https://sigphiai.com/en/works/montesquieu/lettres-persanes-tome-ii-french.
  • ChicagoMontesquieu. Lettres persanes, tome II [Persian Letters (II fr)]. Digital reproduction, SigPhi. https://sigphiai.com/en/works/montesquieu/lettres-persanes-tome-ii-french.

Reference to the edition that SigPhi reproduces: SigPhi is its digital reproduction, not its publisher. The edition's year is not in the metadata (hence "n.d."), and the translator appears only when recorded.

What it is about

Persian Letters, volume II, in FRENCH.

Context and history

The second volume closes the story of the seraglio Usbek left behind in Isfahan, and it is where the book stops being funny: the liberty the Persian demands in Europe he does not grant at home. That contradiction is the whole point. Text in FRENCH: Montesquieu's original.

Editorial context, not a citable source: unlike the passages of the work itself, these statements cannot be checked against the corpus.

How it begins
sainteté est si grande, qu'il semble que tu aies le coeur de notre saint prophète; tes austérités étonnent le ciel même; les anges t'ont regardé du sommet de la gloire, et ont dit: Comment est-il encore sur la terre, puisque son esprit est avec nous, et vole autour du trône qui est soutenu par les nuées? Et comment ne t'honorerois-je pas, moi qui ai appris de nos docteurs que les dervis, même infidèles, ont toujours un caractère de sainteté qui les rend respectables aux vrais croyants; et que Dieu s'est choisi dans tous les coins de la terre des âmes plus pures que les autres, qu'il a séparées du monde impie, afin que leurs mortifications et leurs prières ferventes suspendissent sa colère prête à tomber sur tant de peuples rebelles? Les chrétiens disent des merveilles de leurs premiers santons, qui se réfugièrent à milliers dans les déserts affreux de la Thébaïde, et eurent pour chefs Paul, Antoine et Pacôme. Si ce qu'ils en disent est vrai, leurs vies sont aussi pleines de prodiges que celles de nos plus sacrés immaums. Ils passoient quelquefois dix ans entiers sans voir un seul homme: mais ils habitoient la nuit et le jour avec des démons; ils étoient sans cesse tourmentés par ces esprits malins; ils les trouvoient au lit, ils les trouvoient à table; jamais d'asile contre eux. Si tout ceci est vrai, santon vénérable, il faudroit avouer que personne n'auroit jamais vécu en plus mauvaise compagnie. Les chrétiens sensés regardent toutes ces histoires comme une allégorie bien naturelle, qui nous peut servir à nous faire sentir le malheur de la condition humaine.…

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