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Système des contradictions économiques, ou Philosophie de la misère

Proudhon

Language:
French
Status:
Complete work
Authorship:
Written by the author
Condition of the text:
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Extent:
~370,000 words · 1,744 passages
Cite this work
  • APAProudhon. (n.d.). Système des contradictions économiques, ou Philosophie de la misère. Digital reproduction: SigPhi. https://sigphiai.com/en/works/proudhon/systeme-des-contradictions-economiques-ou-philosophie-de-la-misere
  • MLAProudhon. Système des contradictions économiques, ou Philosophie de la misère. Digital reproduction, SigPhi, https://sigphiai.com/en/works/proudhon/systeme-des-contradictions-economiques-ou-philosophie-de-la-misere.
  • ChicagoProudhon. Système des contradictions économiques, ou Philosophie de la misère. Digital reproduction, SigPhi. https://sigphiai.com/en/works/proudhon/systeme-des-contradictions-economiques-ou-philosophie-de-la-misere.

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What it is about

System of Economic Contradictions (1846), in FRENCH: the original.

Context and history

Proudhon applies a dialectic of his own to economics: every institution — the division of labour, machinery, competition — carries its own opposite inside it. **Text in the original language.** The book is famous above all for the reply: Marx answered with The Poverty of Philosophy, and out of that clash comes the split between socialism and anarchism.

Editorial context, not a citable source: unlike the passages of the work itself, these statements cannot be checked against the corpus.

How it begins
Dieu apparaît donc à l’homme comme un moi, comme une essence pure et permanente, qui se pose devant lui ainsi qu’un monarque devant son serviteur, et qui s’exprime, tantôt par la bouche des poëtes, des législateurs et des devins, musa, nomos, numen ; tantôt par l’acclamation populaire, vox populi vox Dei. Ceci peut servir entre autres à expliquer comment il y a des oracles vrais et des oracles faux ; pourquoi les individus séquestrés dès leur naissance n’atteignent pas d’eux-mêmes à l’idée de Dieu, tandis qu’ils la saisissent avidement aussitôt qu’elle leur est présentée par l’âme collective ; comment enfin les races stationnaires, telles que les chinois, finissent par la perdre. D’abord, quant aux oracles, il est clair que toute leur certitude vient de la conscience universelle qui les inspire ; et quant à l’idée de Dieu, on comprend aisément pourquoi le séquestre et le statu quo lui sont également mortels. D’un côté, le défaut de communication tient l’âme absorbée dans l’égoïsme animal ; de l’autre, l’absence de mouvement, changeant peu à peu la vie sociale en routine et mécanisme, élimine à la fin l’idée de volonté et de providence. Chose étrange ! La religion, qui périt par le progrès, périt aussi par l’immobilité. Remarquons au surplus qu’en rapportant à la conscience vague, et pour ainsi dire objectivée d’une raison universelle, la première révélation de la divinité, nous ne préjugeons absolument rien sur la réalité même ou la nonréalité de Dieu. En effet, admettons que Dieu ne soit autre chose que l’instinct collectif ou la raison universelle : reste encore à savoir ce qu’est en elle-même cette raison universelle.…

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