SigPhi · Descartes

Le Monde (Traite de la Lumiere), avec Les Passions de l'Ame et La Geometrie

French

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DU M OUVEME NT t OC AI. 3 S 3 fans s’arrêter j de maniéré que l’on devient prefque fec. Je pourrois auffi expliquer qu’elle eft la figure des parties qui font la graiffe; comment faute d’un allez grand mouvement, ou pour être trop abondantes, elles s’embarallent,, comment: après elles s’épuifent: & enfin qu’elle eft le different cours des particules que les arteres pou fient hors d’elles, fuivant la différence des âges, des lieux 8c des faifons. Mais j’ai déjà trop arrêté cette compagnie, &C il me fuffit d’avoir tenté d’expliquer tous lesmouvemens qui nous font connus par une feule définition, ou ce qui eft la même chofe, de montrer que tous les mouvemens font d’une même cfpece: &c que c’eft plutôt la diverfité de leurs degrés ou de leurs effets fcnfibles, que la différence de leur nature qu’on a voulu marquer, quand on leur a donné tantôt le nom de mouvement local ou changement de lieu, & tantôt celui de mouvement de quantité, de qualité, ou de forme.

5 z. On doit dire le même du repos; car tant qu’une chofe demeurera appliquée aux mêmes parties des corps environnans, on appellera cet état repos de lieu.

5 3 • Que fi les parties de cette chofe éta nt un peu en mouvement, on né voit pas que pour cela elles fc quittent, qu’elles ad-* K k 384 Discours mcttententreelles aucunes nouvelles parties qui leur foient fembîables: On dira qu’elle n’augmente ni ne diminue point, Ôc cet état s’appellera un repos de quantité.

54. Enfuite, tant qu’on verra que les parties de cette même chofe garderont toujours allez d’une certaine fituation, pour produire toujours un certain effet fur nos fiens, quoique d’ailleurs elles fe remuent, on nommera cet état un repos de qualité.

55. Enfin tant qu’il lui reliera affez de cet arrangement de partie, auquel on fait confifter Fa nature particulière, on appellera cet état un repos de forme.

56. A in fi Meilleurs, fi un corps demeure en même état, c’eft parce que fes parties n’ont point changé leur fituation, &C fi le même corps à changé d’état, c’eft parce que fes parties ont changé leur fituation.

DISCOURS DE LA FIÈVRE Digilized by Googli AVIS DU LIBRAIRE au Le&eur.

E petit T mité du Mouvement que je viens de vous donner, part de la plume d'un Philofophe, dont le flile montre affef& la netteté de Jes conceptions & la folidité de fon efprit s Le Difcours fuivant de la Fièvre efl de la compoftion d’un autre Philosophe & Mathématicien, à qui le Public a quelque forte d’obligation de plufieurs découvertes qu'il a faites dans la PhjJï-• que. Je vous dirois le nom de l’un & de l’autre fi j’en avois lapermiffion. Mais comme ces Traités m’ont. été communiques par quelques-uns de leurs Amis qui ne m’ont pas vou- Kk Hj DISCOURS DELA FIÈVRE.

U is qjj e le froid de la Fièvre fait aujourd’hui toute notre recherche, nous devons principalement prendre garde de ne rien avancer touchant fa nature, qui ne*s’accorde avec l’explication tfes autres phain^menes ou accidens de cette maladie. C’efl pourquoi me hazardant d’en dire ici mon fentiment, je me trouve obligé de parler de la Fiévte même *, Et comme elle eft une fuite de qüelque déreglement qui arrive dans le corps de l’animal, il ne fera pas tout-à-fait hors de propos de rapporter quelques-unes des réglés qui entretiennent fon harmonie.

Il faut premièrement reconnoîtrepour confiant, que le fang fe raréfiant dans le cœur, êc ainfi acquérant la forme de l’efprit vital, en fort avec impetuofitè pour K k iiij Discours entrer dans les arteres, par lefquels il elt porté jufqu’aux extrémités du corps; d’où il pail’e dans les petites veines, & enfuite dans les plus çrofles, enforte qu’à la fin tout parvient a la veine cave, qui le redonne au cœur -, où il recommence fa circulation -, qui fc réitéré ainfi plufieurs fois dans I’efpace de chaque jour.

C’eft une vérité clairement démontrée par plufieurs expériences, & par des raifons très-fortes, qu’il y a dans le corps plufieurs autres diverles liqueurs, qui ont pareillement un cours réglé & des routes déterminées -, tellement que la plupart de ces parties qu’on nomme folides, en ne fe touchant pas immédiatement, compofent comme une infinité de petits canaux fcnfibles ou infenfibles, par où les parties fluides prennent leur cours.»

Les battemens des arteres, qui font précifement égaux en nombre à ceux du cœur, fe renouvellent toutes les fois qu’elles en reçoivent du fang. Et parce que cette liqueur efl: compofée de plufieurs petites parties, qui fe meuvent diverfement les unes à l’égard des autres; il en échappe toujours une allez grande quantité par les pores infenfibles des arteres, qui fert à • nourrir l’animal, ou à augmenter fon corps quand il efl: en état de croître.

Çes parties du fang qui fe feparent ainfi des autres doivent fans doute être les plus agitées & les plus fubtiles de toutes; & cc qui retourne dans les veines doit être le plus grollîer •, mais il fe fubtilife en palTant aerechefdanslecœur. C’eft pourquoi toute la malle du fangpourroità la fin fe convertir en efprits, qui échaperoient tous des arteres, 8c ainfi le fang tariroit dans les veines; fi ce n’étoit qu’avec celui qui eft prêt à retourner dans le cœur, il fe mêle une certaine quantité de chile, dont il reçoit quelque forte de rafraîchiflement, & qui le rend moins propre à y prendre feu, 8c à s’y embrafer.

Le fang qui coule du cœur coulant fans celle très-vîte dans toutes les arteres 8c les veines, porte par ce moyen la chaleur qu’il acquiert dans le cœur à toutes les autres parties du corps; mais celui qui fe porte en haut par le plus gros canal de l’Aorte, donne moyen a les plus vives parties de pafler au travers des arteres Carotides juf- 3ues dans le cerveau, où étant féparées es autres moins fubtiles, 8c moins agitées, elles compofent les efprits animaux, qui pafl'ans de-là dans les nerfs & dans les mufcles produifent deux effets confiderables. Dont le premier eft, qu’enflant un mufcle plutôt que fon oppolé, elles font que cc mufcle s’accourcit, 8c confequemment qu’il tire le membre auquel il eft attaché, pui$ 'Discours * 'Discours * quand le mufcle oppofé vient à s’enfler Sc à fc racourcir, il retire vers foi cette partie, 6c la remet en Ton premier état. Tellement qu’on peut dire que le mouvement dès membres dépend immédiatement du cours des efprits animaux.

L’autre effet qui fuit de ce que les efprits coulent dans les nerfs, eft qu’en con* tinuant leur agitation entre les filets qui compofent leur moelle ils les tiennent le -parés 5 8c par ce moyen fi les parties du corps où Ces filets aboutiffent font mues par quelques objets extérieurs, leur aétion fe tranfmet aifément jufqu’au cerveau, d’où réfultent quelques fenfations -, 8c c’eft cet crat qu’on nomme la veille.

Au contraire, fi ces efprits manquent de remplir les nerfs, foit qu’ils ayent été tout-à-fait dilfipés, ou feulement qu’y en ayant unetrop petite quantité ilsne puiffent pas fuffirea remplir le cerveau 8c les nerfs -, alors leurs filets demeurans lâches, & comme collés les uns contre les autres, l’impreflion que les objets feront fur les organes extérieurs, ne fe tran finettra plus julqu’au cerveau: 8c ainfi nous céderons de fentir: Et cet état n’cft autre que celui du Sommeil -, qui ne fçauroit finir qu’après qu’il fe fera fait des efprits animaux en fi grande quantité, qu’ils ayent là force de dilater le cerveau, & d’ouvrir les orifices des Dï LA. F I Ë V R I.' iietfs, & enfuite de les remplir -, Et quand il n’y auroit dans le cerveau qu’une fort petite quantité d’efprits,pourvû neanmoins 2uele corps reçût au dehors une imprefon aflez grande pour être portée jufqu’a» cerveau, nonobftant le peu dedifpontion qui fe rencontre alors dans les organes, on ne laifleroit pas de s’éveiller en quelque façon: Car alors il en rçfulteroit en l’ame une fenfation, qui feroit caufe que la plû* {>art dcsefprits prenans leurs cours vers le ieu d’où viendroit l’impreflîon, les arte* res 8c les nerfs s’ouvriroient, & donnans ainfi paflaged ce peu d’efprits animaux > qui fans cela auroient été employés à d’au» très ufages, ils pourroient mouvoir quelques membres, & difpofer le corps à quelles a&ions de la veille.

Ces remarques fuppofées, fi pour quelque caufe que ce foit, une petite portion de quelqu’une de nos humeurs, croupitfant en quelque endroit de notre corps fe corrompt en quelque maniéré, ôc coulant au bout de quelque tems, vient à fe mêler avec le fang des veines, par lefquelles elles foit portées dans le cœur, la fuppofant d’ailleurs moins propre à fe raréfier que le fang que les Médecins appellent loüable: ( De même que le bois verd s’enflame plus mal-aifément que celui qui eft fec) il doit arriver que le cœur ne s’enflera que très- peu i $94 Discovrs $94 Discovrs & confequemment que les arteres qui n{! recevront qu’une très petite crue defang ne battront que tres-foiblement. Et ce qui eft ici detres-grande importance à obferver, seft, que les efprits vitaux courans dans le corps en bien moindre quantité, & avec beaucoup moins d’agitation que de coutume, le mouvement ordinaire des parties, lequel ils entretiennent } & en quoi confifte leur chaleur naturelle doiteefler. Et ainfi nous devons expérimenter ce fentiment de froid, qu’on nomme le froid de la fièvre y qui peut être accompagné de certaines piqueures aiguës, ou moufles, félon que la matière corrompue, qui coule dans les arteres ébranle leur peau inferieure, ou félon que quelques-unes de fes par-• tics qui échappent par les pores meuvent diverfement les filets des nerfs qu’elles rencontrent en leur chemin.

Et parce que tandis que nous fommesen cet état, il eft impoffible qu’il fe faffe autant d’efprits animaux qu’à l’ordinaire,ceux que la volonté détermine à prendre leur cours vers quelques mufcles, pour mouvoir le corps, ou pour le tenir en certaine pofture, ne fe trouvans pas en (Quantité iuffifante pour prefler les valvules contre les pores par où ils peuvent échapper *, il doit t arriver que comme l’air tjui n’a été ferin-, gué qu’en petite quantité dans un ballon, Dï U FlEV RE.' J95 ne prefle pas la languette contre le trou „ & en fort facilement: aulïi ces efprits qui étoient entrés dans ces mufcles en échappent, &c fe portent temerairement d’un mufcle dans l’autre, &c ainfi tirent & fecoüent alternativement les membres vers des parties contraires» c’cft-à-dire, qu’ils caufent ce tremblement qui accompagne le froid de la fièvre.

: Et bien que toute la matière corrompue ait peut-être pafle en moins d’un demi quart d’heure dans le cœur, il fe peut faire neanmoins que le froid ou le frifion dure beaucoup plus longtems j parce que par la loi de la circulation, cette même matière peut-être ramenée dans le cœur avec auffipeu de difpofition à fe dilater qu’elle en avoit la première fois qu’elle y a pafle: Mais par }a même raifon qui fait que le bois verd à force d’être échauffé s’embrafe bien plus fort que le bois fec: cette matière corrompue après avoir pafle plufieurs fois dans le cœur peut à la fin s’y raréfier extraordinairement j & ainfi en fortir bien plus vîte Sc plus agitée que de coutume y ce qui fuffit pour caufer cet état qu’on nomme l’ardeur de la^iévre, qui fuccede à un fi grand froid.

Car pour le battement du poulx, il efl évident qu’il doit être beaucoup plus frequent, & plus élevé que de coutume-, puif* 59? Discours que le fang fe décharge dans les arteres paf reprifes plus fou vent réitérées, & qu’il eft plus dilaté qu’à l’ordinaire -, Et l’on doit ■expérimenter une chaleur beaucoup plus grande* puifque le fangqui fort tout boüilknt du cœur } eft porté d’une tres-grande vîteffe jufques aux extrémités des membres, fans qu’il ait le temps de fe rafraîchir par la longueur du chemin.

De plus, parce que dans cet état il doit entrer beaucoup plus d’efprits dans le cerveau, & dc-là dans les nerfs & dans les mufcles. Il en doit réfulter la difficulté de dormir, les douleurs de tête, cette fenfibilité très-importune par toutes les parties du corps, & cette force extraordinaire qu’on obferve en quelques malades.

Il peut même arriver que les efprits animaux qui courent fortuitement vers le cerveau, & qui ont beaucoup de force, fe portent opiniâtrement d’eux-mêmes à ouvrir &c ébranler certaines parties, à la façon qu’elles l’ont autrefois été à la prefence de quelques objets: C’cft pourquoi on fentira ces mêmes objets comme s’ils étoient prefens * Et c’eft ce qui ^:aufe ces fortes rêveries.

Et fi cet état duroir long-temps 3 comme les parties du fang, qui devroient s’aller joindre à celles de notre corps qui s’afent continuellement afin de les reparer, auïoîent beaucoup plus de mouvement que de coutume, elle ne pourroient pas s’arrêter contre, mais pafleroient outre en for-* mé de fueur, ou par tranfpiradon infenfîble Sc en entraîneroient même avec foi quelques-unes: Et jjnfi le corps deviendroic maigre à la façon que les plantes fe de flèchent, 8c lorfque durant une chaleur exceflivc, le fuc de la terre qui les devroic nourrir pâlie au travers de leurs pores fans s’y arrêter.

Il n’y a pas de doute que la Fièvre ne s’engendre a la façon que je viens de dire: fi l’on confiderc que quand il fe fait du pus dans quelque abcès, où à l’occafîon de quelque bleflure, on expérimente la Fièvre dont on eft ordinairement délivré, quand ce pus ceCede fe faire, où quand il prend fon cours hors du corps.

Au relie encore que cette matière pourrie cefle de couler du foyer où elle s’étoic engendrée,&qu’il ne s’en mêle plus de nouvelle avec le tang qui va au cœur, celle 3ui y eft déjà mêlée, peut fuflire pour faire urer l’accès jufqu’à ce que par plufieurs circulations elle le foie épurée, & réduite à peu près au tempérament du fang louable. De même que le vin nouveau s’éclaircit à la longue à force de boüillir dans le tonneau. Ainfi l’accès finiflant, la Fièvre ne devroit plus reprendre, s’il ne reftoit 358 Discours 358 Discours comme un levain, ou certaines difpo/îtions au lieu où la première matière s’étoit corrompue, pour Faire qu’il s’y en raflernble d’autre: laquelle sUcant derechef meurie au bout d’un certain tems, vient à couler vers le cœur à la façor^de la première: Etainfi caufe tous les mêmes fymptomes.

D’où il faut conclure que la Fièvre eft quarte, quand la matière a befoin de trois jours pour le meurir, & devenir capable de couler avec le fang: qu’elle cil tierce, quand elle n’a befoin que de deux jours: qu’elle eft continue, quand elle coule continuëment: Et enfin qu’elle eft continue avec redoublement, quand cette matière a tellement gâté le fang, qu’il ne Içauroit fe purifier dans le tems qui eft compris entre ce moment auquel la derniere goutte s’eft écoulée, 8c celui auquel la première goutte de celle qui s’eft derechef aftemblée commence à couler vers le cœur: ou bien quand cette même matière qui le corrompt, s’amalTe en plus grande quantité qu’il ne s’en écoule: en forte qu’au bout de certaines heures, elle puifle être accrûe à tel excès, qu’elle force les digues qui la retenoient en partie.

Car dans l’un ou l’autre de ces deux cas, étant vrai qu’il y a un tems auquel la matière corrompue fe porte en plus grande quantité au cœur, il eft neceflaire qu’elle * caufe DE LA FIEVRE. ' caufe un plus grand embrafement. Et ceci fe prouve, parce que comme cette matière -que nous avons comparée au bois verd, doit d’abord en quelque façon rafraîchir le fang, auparavant de fe trouver capable d’être rarefîée: auffi quand elle pâlie pour la première fiw dans le Cœur, elle caufe certains petits frilfons, & des difpofitions à dormir, comme font les baille— mens 6c l’aflbupifleraent, Etcen’eft: qu’enfuite qu’on expérimente le redoublement.

Tout ce que j’ai dit deviendra encore plus croyable, li l’on confidere les moyens que les Médecins employent pour guérir la Fièvre. Ce qu’ils nous ordonnent eft: de ne plus prendre tant de nourriture, de nous faire tirer du fang, de prendre quelques purgations: où ce qui eft: plus rare, de nous faire appliquer quelque médicament à l’exterieur, aux endroits où les artères font moins cachées fous la peau. Par les deux premiers moyens nous avons fujets de devenir un peu plus maigres, 6C les fibres des chairs diminuant de grofteur ne fe ferrent plus fi flfet. Ce qui eft: évident en ce que le corps d'une perfonne «maigre eft: plus mol. Et par là il arrive que ces petits canaux par où coulent les humeurs fe dilatent, 6c le fang fe trouvant d’ailleurs en plus petite quantité, il a moins d’occa- -fioft d’être retenu à l’endroit où il pour- U / '400 Discours roit entretenir la maladie. Peut-être auffif que la nature des alimens contribuans à cette corruption, fi l’on vient à s’en abftenir, on fait que la caufe de la Fièvre ccfTc, confequemmcnt l’effet, qui eft la Fièvre. Par la purgation, le fangïepcut purifier, & le décharger de ce qtÉl^le rendoit fort different du fang loüable: de même que par le mélange d’une goutrc de certaine li- 3ucur, les Chimyques clarifient une grane quantité d’une autre liqueur qui étoit toute trouble. En fui te de quoi venant à paffer par le foyer de la Fièvre, il ne doit pas fe corrompre fi aifément, 8c les choies deviennent petit à petit à leur premier état. Ou bien ilfe peut faire que l’effet de la purgation foit de rendre le fang plus liquide, fans changer autrement fon tempérament, 8c cela fuffiroit pour guérir la fièvre: parce qu’il pourroit avec cette qualité pafTcr où il étoit auparavant rete>-nu, 8c confequemment ne le plus pourrir. J’eftimc que les medicamens appliqués par dehors ne font capables que de ce dernier effet, & meme qu’ils doivent être moins efficaces que les autres, à caufe qu’ils agifTcnt de plus loin. Encore croirois-je que le bonheur fc doit joindre avec eux pour faire qu’ils réüffifTent. Et fi je m’éloigne en ceci du fentiment de ceux qui don-. ncxijt aux remedes beaucoup plus de vtrta DE IA FlEVRE. 401 DE IA FlEVRE. 401 qu’ils n’en ont, aufli ne tiens-je pas le parti de ces ennemis de la Medecine, qui difent que tous les remedes indifféremment n’en ont aucune, fi ce n’eft peut-être celle de caufer une maladie differente de celle qu’on a déjà, ou de l’augmenter; & que fi l’on comptoit le nombre de ceux qui meurent, faute de fe faire traiter, il ne fe trouveroit pas plus grand que celui de ceux qui meurent pour avoir été traités î & qu’il y en a tout autant qui échappent des maladies fans l’aide des Médecins, que de ceux qui doivent leur fanté à l’execution de leurs ordonnances. Alleguans ea outre l’exemple de quelques peuples Septentrionaux: lefquels par une pratique toute contraire à la nôtre ne boivent du vin que quand ils ont la Fièvre > Et compofcnr Suelquefois des Médecines d’ail & de poure à canon pillés & broyés avec de l’eatt de vie pour s’en délivrer. Je ne voudrois pas être de ce fentiment: auflî ne vôudroisje pas croire que les remedes ordinaires euffent d’autres vertus que celles que j’ai déjà rapportées, qui combattent la Fièvre, fuivant l’explication que j’en ai donnée, 8c qui ne la peuvent guérir avec certitude, qu’autant que l’cxperience nous Iefaitconnoître.

F I N TABLE DES MATIERES Contenues dans ce Volume.

Ettre première à M.

precedente, L Delcartes, lur fon Lettre lèconde au même» Traité des Partions, 31* p axe 1.

Réponle à la precedente » Réponfc de l’Auteur à la ih LES PASSIONS DE LAME, Première Partie.

TN Es Paffions en ge- J- J neral. & par occasion de toute la nature de l’homme, Pag. 31. Article I. Que ce qui efl Paffion au regard d’un fiijct, eft toû;ours adion à quelqu’autre égard, Ibid.

Art. II. Que pour connoîtrc les Partions de l’Ame? il faut diflinguerfes fondions d’atcc celles du corps, $>«.

Art. III. Quelle règle on doit iuivre pour cet effet » ~ Ibid.

Art. IV. Que la chaleur & le mouvement des membres procèdent du corps > les peniées de l’ame, _ 38.

Art. V. Que c’efl erreur de croire que l’ame donne le mouvement & la chaleur au corps» Art. VI. Quelle dilFercn- DES MATIERES. 4oj Ce U y a entre un corps Art. XVI. Comment tous les membres peu» vent être mus p?r les objets des Sens & pat les efprits, far.s l'aide de Pâme. fy.

vivant & un corps mort, 40.

Art. VII. Brieve explication des parties du Corps, & de quelques Unes de lès fondions, ' Art. XVII. Quelles font 40. les fondions de l’ame, eft le Art. VIII. Quel principe de toutes ces fondions, 4^.

Art. IX. Comment lè fait le mouvement du cœijr, Ibid.

Art. X. Comment les efprits animaux font produits dans le cerveau, 44.

Art. XI Comment le font les mouvemens des mufcles, 46.

Art. XII. Comment les objets de dehors agiffen t contre les organes dès fens, 47.

Art. XIII. Que cette adion des objets de dehors peut conduire diverfement les efprits dans les mufcles, 49.

Art. XIV. Que la diverfité qui eft entreles efprits, peut auffi diverfifier leur Cours, fi.

Art. XV. Quelles font les caufesdeleur diverse, Uid* Art. XVIII. De la volonté,.J y.

Art. XIX. Des perceptions, Ibid * Art XX. Des imaginations & autres pcnlèes qui font formées pat Tarne, 5 g.

Ait. XXI. Des imaginations qui n’ont pour caufè que le corps, 57.

Art. XXII. De la différence qui eft entre le» auofes perceptions, y8.

Art XXIII. Des perceptions que nous rapportons aux objets qui font hors de nous,.

Ibid.

Art. XXIV. Des perceptions que nous rapportons à notre corps, tÿ.

Art. XXV. Des perceptions que nous rapportonsànotre amc/a Art. XXVI. Que les imaginations qui ne dépendent que du mous 404 TABLE ■vement fortuit des ef- Art. XXXV. Exemple pries, peuvent être de la façon que les d'aufli véritables paf- imprefiions des objets fions „que ks percep- s’unifient en la glande tions qui dépendent qui eft au milieu du des nerfs 6 z. cerveau, 70.

Art XXVII. La défini- Art. XXXVI. Exemple tion des Pallions de de la façon que les l’ame, 6z. pallions font excitées tion de la première Art. XXXVII» Compartie de cette défini- me il paraît i qu’elles tion, 63. font toutes cau'écs par Art. XXIX. Explication quelque mouvement de fon autre partie,<4. des elprits, 73- Art. XXX» Quel’amceft Art. XXXVIII. Exemr unie à toutes les par- pie des mouvemens ties du corps conjoin- du corps qui actement, compagnent les paf» Art. XXXI. Qu’il y a fions, & ne dépendent une petite glande dans point de l’amc, Ibid, le cerveau, la- Art. XXXIX. Comment 2uelk Taine cifjk fes une même caulè peut mêlions, plus par- exciter diverfes pafticulieremcnt que dans fions en divers homles autres parties, sa. mes, 74» Art. XXXII. Gomment Art XL. Quel cftle prinon connoît que cette cipal eflet des pallions, glande eft le principal 7'.

fiege de l’ame. 67. Art. XLI. Quel eft le ArtXXXIIIQuele fiege pouvoir deTamc au des pallions n’eft pas regard du corps, Ibid. dans le cœur, 68. Art XLII. Comment Art- XXXIV- Comme on trouve en là mel’ame & le corps agif- moire les choies, dont fait Tua contre Tautre, on Yeut fc fouvenir, • 6?t 7*. _ DES MATIERES. 40 f 'Ait. XLin. Comment Art. XLVII., En quoi l’ame peut imaginer, confident les combats ctre attentive & mouvoir le corps. 77.

Art XLIV. Que chaque volonté eft naturellement jointe à quelque mouvement de la glande; mais que par induftrie ou par ha' itude on la peut joindre à d’autre», 78.

Art. XLV. Quelle eft le pouvoir de l’ame au regard de (es pallions, Art. XLVI. Quelle eft la raifon qui empêche que l’ame ne puifle entièrement dilpofèr de fes pallions, la qu’on a coutume d’i» maginer entre la partie inferieure & fupcri ure de l’ame, 8r.

Art. XLVI1I En quoi on connoitla force ou la foibleflc des âmes, & quel eft le mal des plus foibles, 84.

Art. XLIX. Que la force de l’ame ne (ûffit.pas. là' s la connoillance delà vérités, 8v Art L. Qu,’il n’y a point d’ame r foibie. qu’elle ne puifle, étant bien conduite, acquérir un pouvoir abfolu fur lès pallions, 87.

SECONDE PARTIE.

DU nombre & de premières caufes des l’ordredcsPaflîons, pallions, Ibid.

& l’explication des fix Art. LU Quel eft lent Primitives, 90 ulàge,& comment on Art. LI. Quelles font les les peut dénombrer,? r, L'Ordre & le Dénombrement des Pajfions.

Art. LIII. l’admiration > mépris, la généralité 91 ou l’orgueil, & l’hu* Art. LIY. L’eftùne & le milité ou la balleiîa.

4«>£ T A Art. LV. La vénération ou le dédain, Ibid.

Art. LVI. L’amour & la Laine, 94.

Art LVII. Le defir, Ibid.

Art. LVIII. L’elperancc, la crainte, la jaloufîc, la lecurité & le defcfc poir, 9Ï.

Art. LIX. L’irrefolution, le courage, la hardielfe, l’émulation, la lâcheté & l’épouvente, 9 5 *Art.LX. Le remords, Ib.

Art. LXI La joye & la tnfteflè, 97.

Art. LXII. La moquerie, l’envie, la piné, Ibid.

Art. LX III. La fatisfadion de foi-meme & le repentir, 98.

Art. LXIV. La faveur & la reconnoiflance, 98.

Art. LXV L’indignation & la colere, 99.

Art.LXVI La gloire & la honte; Ibid.

Art. LX VII Le dégoût, le regret & l’allegreffo, Ibid.

Art. LXVIII. Pourquoi ce dénombrement des pallions cft different de celui qui eft communément reçu, 100. Art. LXIX. Qu’il p’y 2 BLE que lîx paflîons primîoves, loi.

Art-LXX. De l’admiration i là définition & là caulê, îoi.

Art LXXI. Qu’il n’arrive aucun changement dans le cœur, ni dans le là ng en cette pafo lion, 1C3.

Art. LXXII En quoi confifte la force de l’admiration, Ibid.

Arc LXXIII. Ce que c’ell que l’étonnement.iof.

Arc. LXXIV. A quoi fervent toutes les pallions, & àquji elles nuifeat, ios.

Art. LXXV. A quoi confifte partieuherement l’admiration, Ibid.

Art LXVI. En quoi die peut nuire -, & comment on peut lûppléer à fon défaut, & corriger fon excès, 107.

Art LXXVII.Quecene font ni les plus ftupides, ni les plus habiles, qui font les plus portés à l’admiration, 108.

Art LX XVIII. Que fon excès peut palier en habitude, îorlqu’on manque de Je corâ.

DES MATIERES. 407 - • çer,. 109 les font Tes diverses efo Art. LXXIX. Les défi- peces, 118, ririons de l’amour & Arc. LXXXIX. Quel eft delà haine, no le defir qui naît de Arc. LXXX. Ce que c’eft l’horreur, no.

que (ê joindre ou Ce Ce- Art. XC. Quel cft celui parer de volonté, Ibid. qui naît de l’agrément.

Art. LXXXI. De la di- no.

ftindion qu’on a cou- Art. XCI. La définicion ,tume lie faire entre, delajoyc, nr.

l’amour de concupif- Art. XCII. La définition cence & de bienveil- de la trifterte, n$« lance, nr. Art. XCIII. Quelles font Art. LXXX II. Comment les caufos de ces deux des partions fort diffè- partions, Ibid.

rentes conviennent Art. XC1V. Comment en ce qu’elles partici-. ces pallions font exci- -, pent de l’amour, ut. tées par des biens & ' Art. LXXXIII. De la des maux qui ne redirterence qui eft entre gardent que le corps; la fimpîe atîe&ion.l’a-^ & en quoi confifte le initié & la dévotion, chatouillement & la 113. douleur, 1*4.

Art. LXXXIV. Qu’il n’y Art XCV. Comment ela pas tant d’efpeccs de les peuvent aurti ctre haine que d’amour, être excitées par des 1 1 y. biens & des maux que Art. LXXXV De I’agré- l’ame ne remarque ment & de l'horreur, point, encore qu’ils lui 113. appartiennent; com- Art L^kXXVI La défini- me font le plaifir qu’on tionriu Dehr * i »7- prend à fe hazarder.

Art. LXXXVII. Que ou à fc fou venir du pafc’eft une paflion, qui fé, ji<>.

n’a point de contraire. Art- XCVI. Quels font Ibid. les mouvemens du Art. LXXXV III. Quel-. fgng & des erprits qui L l 408-,T A catffent les cinq paf- . 'fions differentes, >i.<. Art. XCV.U. Les principales expériences «ijui fervent à connoître ces . mouveUicns en l'Amour, iî.8.

Art. X C V I II. En la Haine, Ibid.

Art. XCIX. En la Joie, ’ i 119.

Art C. EnlaTrifteflë, îb. Art. Cl. Au Defir. i-qV. Art. CIL Le mouvement du fan» & des e (prit s en l’Amour, Ib. Art. CHI. En la Haine, *31- Art. CIV. En la Joie, ru. Art, CV. En la Trifteiie, Art.CVI. Au Defir, iu- Art. CVII. Quelle cft la caulc de' (es mouvemens en l'Amour, Ib. Art. CVIII. En la Haine.

: 5 *3 • Art. CIX. En la Joie.t v- Art. CX. En la Trifteiie, i3s.

Art. CXI. Au Defir, Ib Art. CXII. Quels font les lignes extérieurs de ces pallions,.39. Art. CXIII, Des aflione . des Y eux & du V il âge, ;.1 -frO.

BLE: 'T Art. CXiy. Des changémens de couleur, 14 iï Art. CXV. Comment la joie fait rougir, 141. Art. CX VI. Comment là triltefle fait pâlir, Ibid. Art. CXVJI. Comment on rougit louve nt -;tanr triilc.,. 145. Art. CXV III. Des tremblemens, 144.

Art. CXIX. De la lan- ■ gucur, i;4C Art. CXX. Comment elle eft caulcc par l’amour & par le defir, 145.

Art. CXXI. Qu’eüe peut . aufli être caulte par . d’autres pallions, 147. Art. CXX IL De la Paru tifon, 14^.

Ait. CXXin. Pourquoi on ne pâme point oc trifteiie, 149.

Art. CXXI V. Du Ris,.//;. Art. CXXV. Pourquoi il n’accompagne point, les plus grandes joiei^ ito.

Art. CXX VI. Quelles font lès pijjpcipales caufes, Ibid.

Art. CXXVII. Quelle eft fa caufe en l’indignation, 1 r r r.

Art. CXXVIII. De l’origl ne des larmes, 155.

DES fflATfETlES. *6» 4it. CXXIX. De U fa- Ait CXXXIX. De l'a, çonqucles vapeurs (ç fage des mêmes paf« changent en eau, i H- ' foi s, en tant qu’elles Art. CXXX. Comment appartiennent à l’ame, ce qui fait de la dou- t & premièrement de leur à l'œil l’excite à • pleurer, ffp Art. CXXXI. Comment . on pleure de trifteflè, if*.

Aru CXXXII Des gé- • miflemens qui accomr pagnefltfes larmes, 1^7. An. CXXXII I. Pourquoi . les onfans & les vieil - s lards pleurent arle- : ment, 158.

Art. CXXXIV. Pourquoi *• quelques onfans palif- • lent au lieu de pleurer f Art CXXXV. DcsSout pi«*s, C. 1*9.

Art. CXXXVI. D*où • viennent les effets des • pallions qui font part ticulieres à certains •hommes, 160.

Art. CXXXVIÎ. De Tu- < fage des cinq partions • • ici expliquées^ en tant Arç. CX XXVIII. De ’• leurs défauts, Sc des • moyens de les corri- &C1 U itfjy l’Amour, 164.

Art. CXL. De la Haine, 1 OC*.

Art. CXLI. Du Delïr, de JaJoie, flcdelaTrif* telle, 167.

Art. CXLIF. De la Joie & de l’Amour, comparées avec la Haine & la Triftelle, ns8. Att CXIII. Des mêmes Sortions, en tant qu’eles le rapportent au Défit, • » 65» Ait. CXLIY DesDefirs qui ne dépendent que • de nous, 17Â Art CXLV. De ceux qui ne dépendent que de* autres choies, Sc ce que c’eft que la Fortune, *7U Art. CXLVI. De ceur qui dépendent de nous : & d’autrui, 173^ Art. CXLV II, Desémo- • t?ons intérieures de ' Pâme,: ' 17Ç.

Art. CXLVIII. Que fe- • xercice de la vertu cil < un fourerain retnedé contre les partions, 176» Llij ixà TABLE , x TROISIEME PARTIE.

Des Pajfions Art. CL. Que ees deux pallions ne font que des elpeces d’admirations, 179.

Article C L I. Qu’elles font plus remarquables quand nous les rapportons à nous-mêmes, 1F0.

Art. CLII. Pour quelle caufc on peut s’eftimer,. Ibid.

Art CLIII. En quoi confite laGcnerofité, 181.

Art. CL1V. Qu’elle emf têche qu’on ne mépriie es autres, iSx.

Art. CLV. En quoi confite l’Humilité vertueufe, 1 183.

Art. CLVI. Quelles font les propriétés de la Generofité, & comment elle fert de remede contre les déreglemens des paflîons, Ibid. Ait CL Y II De l’Orgueil, . -.*84- .. ■ \ particulières.

Art. CLVIII Que fes effets font contraires 4 ceux de la Gcnerofité, iSf.

Art. CLIX. De l’Humilité vicieufè, 1S6.

Art. CLX. Quel cft le i anouvement des efpritS en ces partions, 1 87.

Art. CL XI. Comment la Generofité peut être acquife, 19CT.

Art. CLX II. De la Vénération, 191.

Art. CLXIII DuDcdain, . •:. • I93i Art. CLX IV. De l’ufàgc de ces deux partions i Ibid.

Art- CLXV. De l’Elperance & de la Crainte, 94* Àxt CljXyi, De la Secu-» xité; & du Dcfe/poir, rjf: ),j»..

Art. CLXVII. De la Jaloufé,, Ibid.

Art. CLXVlIl. En quoi cette jiaffion peut etre honnete, 196 • aie. ÇLXIX. En quoi «I ( r elle efl blâmable, 197» vient que les envieux Art. CLX X. De l’Irrcfc*- font fujets à avoir le lution, 29$. reint plombé, loiT- Art. GI4XXI. Du Coura- Art. CLXXX1I. De la go& de la Hardi elle pitié", ' i 109» 19^ Art. CL XXXVI Qui font Art. CLX XII. De l’E- les plus pitoyables noV mulation, 100, Art. CLXXXVII Com- Art. CL XX III. Com- ment les plus genement la hardieiïe dé- reux font touchés de pendtdel’crperance, lb. cette paiïion, lût J.

Art- CLX XIV. Delà iâ- Art. CLXXXVIII. Qui clieté, & de la peur, font ceux qui n’en font \ acr. point touchés, an.

Àrt. CIXXV. De fc’ufa- Art. CLXXXIX. Pour- ,, ge de la lâcheté, xçi, quoi cette paflîon ex- Ârt CLX XVI. De l’ufa-i cite à pleurer, Ibid.

. gc de la peur, zo?. Art. CXC. De la fatisfac»* Art- CL XXVII. Dure- tion de foi- même, 113mords, Ibid. Art. CXC1. Du Repentir, Art. CLX XVIII- De la 114- . 1 moquerie, 194. Art. CXCII. De la Fa*» Art. CL XXIX- Pourquoi veur, tij.

les plus imparfaits ont Art. CXCIII. De la Re- ' " coutume d'être les plus connoiflance, uSj moqueurs, lûf. Art. CXCI V. De l’Ingra* Art. CLXXX. De l’ulâgc titude, Ibid.

de la raillerie, Ibid. Art. CXCV. De I’Indi- Art CLXXXI. De l’afa- gnadôn,.'" 1174 : ’ge du ris en la raillerie^ Art. CXCVI. Pourquoi r..'•»•!* 1 '..w,ako<?.- elle reft quelquefois vie, „-.nî Ibid. quelquefois *-â la moment elle peut être ju- Art. CXCVI1. Qdellceft te eu injultç, 107. fouvent accompagnée T A {>as incompatible avec a joie, Ibid.

An. CXCVIII. De fon ulâge, l H9.

Art. CXCIX. De la cole- : re, • uo.

Art. CC. Pourquoi ceiix ■ qu’elle fait rougir (but moins à craindre, que ceux qu’elle fait pâlir, 12. i ^ JLrt. CCI. Qtfil y a de - deux fortes de colère, • & que ceux qui ont le plus de bonté font les • plus lûjets à la première, m.

Art. CCI I. Que ce (ont les âmes foibles & baffes qui fc laïflent le plus emporter à l'autre, 114.

Art. CCI II. QuelaGc- • ’ «erolîté fert de remc- B E E de contre lès excès, iV| Art. CC1V. De la Gloire, 116.

Art. CCV. De la Honte,• i. I;:: i Ibid.

Art. CCVl. De l’ulage •- de cos deux paffioris,* 117.

Art CCVll. De l’Impu-- dence, 128.

Art. CCVIII. Du Dégoût, *.*$»- Art. CGIX. -Du Regret * Ibid.

Art. CCXI. Un remedé general Contre les paf- X lions, 131.

Art. CCX II. Que d’eft: d’elles ‘feules qbè déà pend tout le bien & le 1 mal dé cette vie, 134* 1. 1..

-r1 l*7~* Le Mande de Rene Dcfcartes, ou Trait# de la Lumière..

. ti > Xjr 'reace qui ÇA» IV. Du •evuide; Et - eft entfe nos fenti-. d’où vient que nos fens mens, & ies choies. • a’apéiçoivent pis- cét-i Ch. II En quoi conliftc Ck. V. Du nombre de» la chaleur & la lumière - Elemens, & de leurs du feu, 140. • qualités, 160.

Cli. III. De l» dureté & Ch. V I* Dcferîption d’w» DES MATIERES, nouveau monde 5 & des qualités de la matière dont il eft compofé, 169.

CK. VII. Des loix de la Nature de ce nouveau Monde, 176.

Ch. VIII. De la formation du Soleil, & des Etoiles fixes du nouveau Monde, 17 CK. IX. De l’origine, & du cours des Planètes & des Cometes en general; & en particulier des Cometes, iÿ8. CK. X. Des Planètes en general -, 8c en particulier de la Terre 8c de la Lune, 305-; CK. XI. De la pelànteur, 3i<?.

CK. XII Du flux 8c du reflux de la Mer, 31^.

CK XIII. De la Lumière, CK. XIV Des propriétés de la Lumière, 341.

CK. XV. Que la face du Ciel de ce nouveau Monde, doit paraître à les Kabicans toute femblable à celle du nôtre, 349.

Difcours fur le Mouvement Local f 3 6U Difcours fur la Fievre, 3 8?« Fin de la Table des Malieret.

LIVRE PREMIER.

Des Problèmes quon peut conflruire n'y employant que des cercles & des lignes droites.

O U S les Problèmes de Géométrie fc peuvent facilement réduire à tels termes, qu’il n’eft befoin par après que de connoître la longueur de quelques lignes droites, pour les conftruire.

Et comme toute l’ Arithmétique n’efl: Commet compofce, que de quatre ou cinq ope- calcul A