avec eux, que j'acceptai a vèc satisfaction, touchée des marques de pordial intérêt qu'ils mç donnaient; -.1 '■^.'■■•<<ry, i \ «*b <k?*v* r^i -v^îrV-N-.-- Le dîner terminé iirgiïêtiw dru* ^jqM ç<^tuœe d'anorçzoné en drap gras tivetfàj #sapeau d'homme avec un voifenoir tifaktottifop-ift'éÊiw tée sur un beau cheval vi£et fringant, je^ quittai, vers six heures du soir/ la ferme de Conga^ marchant en tête? de la pefileï troupe* et l'ins^ pàrable dbctaurîferman* la marche** s Un-.vp sh Le chemin dedEonga ta \ à; Aréquipai ef % hem, compati aux autres ehtains du payé; cependant il§ i^laisse/pas quer ife cles aux voya^KÉrsAII Congata à gué, ce qui est d^tngereù^à? cer^cinès époques M y avait pèu^èaii lorsque nôiiis fetmrî versâmes, mais lê^|jieiÉesi| qm méiïbwmtàt m$ fond, exposent les" pieds jdes chevaux a glisser $ ét mm chute dans ceUe rivière pourrait ayoir dfca suites funestes. Mon cheval était tellement tenir. Le cher Emmanuel était mon éeuyer^fèt^ g^âte^à>sès«soè^ fj/m&ft^ ) i ^ÊiPiïouswél^ghàh^ champs bien cultàvés^t des liameaux qui me parurent pauvres m peulïabités. Mon compatriote, » Mi Durand, se tenait auprès de moi; et, soit dans l'intention de me flatter: ou plutôt de faire parle* mes regrets en le&excitant, iLne cessait de meré*> péter, tout le long de là rou te, comme l'intendant du marquis de Carabas: -*nçette ferme e§t à votire oncle le senor don^Pio dp Tri^ah j èell^-Cîi à ro? illustres cousins MM. de Goyenéche; cetùe terre appartient encore à vo t re oncle; cette aiutreaussi, s?t toujmir& dë même jusqu'à Aréquipfo; sans qnê Voffimmè <Mi Dtltand séplassâfc de me désigner les nombreuses propriétés de ma Camille Quènddfe lion Emmanuel slappr^Wait 4e? mm, il me disait wfee tristesse: ^> Ghètfg cousine, nos parents sont les rois du pays^au-^ mm fomille tonEisance^ pas tanême pelle des Ro;ba*i et des Monïntorençy, n'a, ]iaf sdn poni qq ssufQrtune, autant d'influence, et pourtant nom ^mtueis m république! AhMieumititi^ e|^r$rW^ pepvëni bitew feug Lorsque nous parvînmes sur les hauteurs de Tiavalia y flous nous y arrêtâmes, afin dfc jouir dé la perspective enchan tèresse que présentent la vallée et la ville d'Aréquipai: Mefffetren est magique j je croyais voir f réalisée une ^de ces créations fantastiques des/conteurs arabes.? Ces beaux lieux méritent ùtileSd^scription totife particulière; j'en parlerai ailleurs. >: H^pji t ï Nous trouvâmes à TBavall^une grainiter cavalcade qui venait au devant de nous, conduite par stion sauveur, don Baltb azàr et son cousin. % ■ I^e«; autres personnes Bétàiefefcçite^ anifede ma cousine et sept ou huifr^ Aréquipa.;m s In < s ■ j:^^ ^^mpiMi t mi?mr> ■; Enfin, nousnairivlunesi * «jb^ lielié^^ |>a^lit Congata d'Aréquipa, * efèM -s faisait:fiu$t> to^tte nous entrâmes dans la villcv J'étais ^ûfeïiantée de cette circonstance qui me dérobait âux re-^ gards f * toutefoi s^% ia^itfqiM Ipetoe^Skà^sdeadë en passant dans 4^^fttliV attirait lés eùi^uplsu^l^ cùrité était trop grande pour qu'on pût cl4$tinguer personne* de Santo*I)omingo> je vis une maison doïït la façade éta i t écl a i r ée. E m m aàrcue 1 inédit ië^m Voilà la maison de votue; encfefoui '-■■'■rmm it^wtei^wd Une foulé d'esclaves étaient sur la porte: à notre approche, ils refluèrent dans l'intérieur, empressés de nous annoncer. Mon entrée fut line de ces scènes d'apparat, telles qu'on eii voit au théâtre. Toute la cour était éclairée pai* dès torches de résine fiiéëS aux murs* Le grand sâlon de réception tiéni tout le fond de cette cour; il a, dans le milieu, une grande porte dPentréé, précédée dxui porche qui forme lé* vëstïbule auquel: on arrivé pâF A perrôn de quatre ou cinq marches, Le vestibule était ëcfeeiré des lampes, M le salon totit^èsf* plendissant de lumière par lin beau lustre et line i^ultatudë de candélabres dans lesquels brûlaient des bougies de diverses coûlét^é. Ml cousine, qui avait fait une grande toiletté en Mon honnéur> T s'avança jusqu'au p^rôïv, et mô reçut avec tout lé cérémonial que prescrivaient i^quéttë ëtïës eonvëMrïceSi ^ et fus droit à èllëi ^tefe MêÉnië r j$ liifcpris la main et la remercia*, ti^isêtqt^ conduisit à;u^g^ et s'assit k mèâ l'ordre me fit un long discours dans lequel il me parla des vertus de nia grand' naère et des magnifiques dons qu'elle avait faits au couvent. Pendant qu'il me débitait sa harangue, j'eus le temps d'examiner tous les personnages qui remplissaient le salop: citait une foule assez mélangée. Toutefois, dans l'ensemble, les hommes, plus que les femmes, me parurent appartenir aux premières classes delà société. Chacun me fit son compliment en termes pompeux, accompagné d'offres de services r, teUefuent exagérées, qu'aucune d'elles ne pouvait êtrf l'expression d'un sentiment vrai, H êtt^$#iët *fe*r, soin, je ne devais pas compter sur eu* ppur la plus légère assistance, et que leur l^npgfe était tout simplement un hommage servile adressé à don Pio de Tristan, dans la personne de sa nièce. Ma cousine me dit qu'elle m'avait fait préparer un souper, ej ip'ou^e mettrait k t&ble lorsque j'en voudrais donner le signal, Je me sentais fetiguée, et, d'ailleurs, je me souciais pas d'être plus longtemps le point de mire de tous ces curieux j Je priai donc ma cousine de me disposer d^gsistêr au soupérp lif âvmmdai la pieirinission de *i# lëment qu'elle me devinait. Je vis que ma demande, à laquelle ma cousine ne pouvait que se rendre, contrariait fort l'honorable société. On me conduisit dan§ une partie de la maison, composée de deux grandes pièces plus que mesquinement meublées; quantité de personnes ainsi que les moines m'accompagnèrent jusque dans ma chambre à coucher; ceux-ci m'offrirent même, en riant, de m'aider à me déshabiller. Je chargeai Emmanuel dédire à ma cousine que je désirais qu'on me laissât. Tout le monde se retira, et enfin, vers minuit, je parvins à être seule chez moi avec une petite négresse qu'on xm donna pour me servir.
ARÊQUÏPA.
Je me trouvais donc dans la maison où était né mon père! maison dans laquelle mes rêves d'enfance m'avaient si souvent transportée, que le pressenliment queje la verrais unjour s'était implanté dans mon ame> et ne Savait jamais abandonnée. Ce pressentiment tenait à l'amour d'idolâtrie avec lequel j'avais aimé mon père, amour qui conserve son image vivante dans ma pensée.
Quand la petite négresse fut endormie, je cédai à l'impulsion qui me portait à examiner les deux salles voûtées où l'on m'jayait logée. Peutêtre mon père a demeuré ici, me disais-je? et cette idée prêtait tout le charme du toit paternel à des lieux dont l'aspect, sombre et froid dès l'entrée, glaçait le cœur. L'ai^eublement de la première pièce se composait d'une grande commode en bois de chêne > qui devait avoir suivi de près 3U P^rou l'expédition de Pizarro, et datait, par sa forme, du règne de Ferdinand et Isabelle; d'une table et de chaises plus modernes, dans le goût que le duc d'Anjou, Philippe IV, intrpduisit en Espagne; enfin d'un grand tapis anglais qui couvrait presque toute la pièce. Les murs étaiënt blanchis à la chaux et tapissés de cartes géographiques. Cette salle, d'au moins vingtcinq pieds de long sur vipgt de large, n'était éclairée que p^ une petite croisée de quatre carreau^ percée tout en haut. La seconde pièce prenait jc^rsu^ parée par une cloison qui ne montait pas jutSr qu'à la voûte; beaucoup plus peiite que l^autçe, spn ameublement consistait dans un pei lit Ht en m fëf garni de rideaux M lîïôussëliae blan$ie> fine table en chêne, quatre vieilles chaises, et > sur lé plancher, un viënx tapis des Qobeiidâi' të soleil hë pénétre jamais dans cetté immense pièce, qui ne ressemblé pas thaï, par M foftfiè, son atmosphère et son obsèurité> S ùii càvèatt sôutër-? rain. L'exdttien des lieux qiie, dàtié nia famille, on më donnait poui* à^parteinëtit fit pâsèër dâftis mon ame une pïbfàtMè itiiprè&ëiôfi d§ t^îâteâSë* L'avarice de iïiôii Mde^ tôtit ëé pë fkù. méM redouté s'offrit à inà Jpéïïëëé. Il ë8t fâeile â^tî ger du maître de la maison paf la façon -d églf dèeëMquilëreprës^^ vait donnë un tèl gite en Fabséncë de mon ohclC, c'est qu'elle était bien sftr^ que lu$4émé Më m'ëti eut jpiàs àésigiië d?âuii%; Afin WMëinë laisser conduisant, qné ce ISSmiÈ^^é^^^W^. ièWtAè, Mitléëpëndâhtlé sëui dîs|^ib1ë J date la maison poui* recevoir lès parènis ëHes amis. Ce trâilpinf Mon b^^^r n dH^nWfrériÉfe fcrëusë fani^^ ÎSgëmënt à èës prf iifôëf k 1 ièiîffil^u%M*oide êàvé, (m il fi*ut>- pour lîi% dé là lûtoièié éii plëïfl midi! Cette idée tùè faisait rôugir de hobtel Eh quôi! m'écriâis-jë ittVdlotitâii^méïity est-ii donc dâfts ma dé^tiiiée d'êtrë alliée à dës personftès dont Tanië duré éSt inâëcéssible éux sétitimèrits élëfës? Pùià après je Songeais à ma grattd'méré, si noble éri tôHt, si charitstblëî à ïnôn pau¥^e pêrè, qui avait tant de générosité! au bon Emmanuel, à son excellente mère, ët j'éprouvais une douce éonaolâtion à voir* ûàm cëtte fatffiiil#, quelques individus quê je pouvais avouer pour mës parents; Mes réflexions m'altèrent Mtefc ment; qu'il était presque jour quand je m'endormis.
Le lendemain, ma cousine me dit t^impti^ cipales personnes dè la ville viendraient me rendre Visite, comme c'est l'usage* et qu'il ^radt oon^ venâblé que je fuèsedebonne heure danslësaloti. Souffrante ét àttristéé, je n'étais guètfé disposée à réëëvofrtout ëè monde, ët> pour ^éimMtëwm entière^ une raison dé coqfrëpirië l^#motifd^ tëï^inânt de ffiOfc tefttài ïeridant jâ traversée du déèért/l^èBiïr du soleil> la poussière et l'âcretè du Vêtit qui soufflé dë^^ figure ét te* mains, pdmmade que je tenàia de lft bmxè de madame Nâ$àïtf a ëbmiïiënÇait à nuer la rougeur, à me faire revenir la peau dans son état naturel, et je désirais attendre quatre ou cinq jours encore avant de me p ésenter. Les deux premiers jours, on accepta l'excuse d'indisposition; mais, le troisième, cela fit rumeur daiis la viiie, et M, Durand, qui connaissait très bien Fesprit des Aréquipéuiens, me conseilla de paraître sije,.TQi^ia^^pe^^e m'aliénerlabienv^Ua^ traient four mm^^^^qmmit les peuples dans l'enfance; leur hospitalité a q^lque^lMiisç de tyranniqùe. Alslay, il m'avait fallu, excédée de fe tigqe > j*e^er aur bal jusqu'à minuit. A Aréquipa, malgré mes souffrances de voyage et la douleur qw je ressentaiside lamort de ma graad'-mère y H m$;fal|ait recevoir tpute ^ ville le troisième jour après mon arrivée* On me fit à la hâte une rofee noii^. Je p I^ipte jSjftlpn démon oncle ^couverte d'habit s de deuUcomm^ toute ma famille, ej^tr^ passak efeJte^ & Vi? ^mittt- * Il est* 4r«siige, ^ Ber^> parmi les femiWS de- la haute classe? |oi^^ une ville où ejles sont étrangères, de rester chez elles; sans sortir pendant tout le premier mois, afin d'y attendre les visites. Ce tçmps écoulé/ elles sortent pour fendre à leur tour les visites qu'elles ont reçues. Mai cousine Carmen, y qui est stricte pour les régies de l'étiquette, m'en instruisit avec exactitude, croyant que j'y attar chais la même importance, et que, sans rien omettre, j'allais m'y cbnformer; mais, dans cette circonstance, le joug de la coutume me parut trop lourd; je pris sur moi de m'en af- * franchir. Ma cousine, qui n'aimait pas plus que moi à recevoir des visites, applaudit à la façon leste dont je m'en dispensais, quoiqu'elle n'eût pas été capable d'une semblable hardiesse. Mmat de pourâuivreïmon récity il est nécessaire que je fasse connaître au lecteur ma cousine dona Carmen.: îitw wwtiïn '*?
; G'est à regret que je me vois forcée, pou» êti^^dèle à la vérité, de dire que ma pauvre cousine Carmen Pierola de Florez est d'une lai* deur qui va jusqu'à la difformité. Victime de larpetite-vérole, cette affreuse maladie a exercé ^»i» i: eUeïses ^plus cruels ravagés. Elle pouvait agfÉrâlors dç trente^uiff * qwarant&ana; « » plus ma^prtagées fussent enii^ ~ de charme. Ma cousine Carmen a; le plus joli pied> non seulement d'Aréquipa, mais peut-être de tout le Pérou* Son pied est une miniature, un amour de pied, l'idéal qu'on fève et que je me plais encore à contempler, Qu'on imagine un pied long de six pouces seulement, étrdit en proportion, d'une forme parfaite, le COU*depied bombé > la jambe fiue > délié e dans lè bââ, et y ce qui est extraordinaire, vu l'extrême maigreur de dona Carmen, son pied et sa jàmbé sont gras et pôtelés. Ge joli petit pied, plei a de grâce et de physionomie, est toujours chiussë d ira beau bas de soie rose y gris ou blanc aved un élégant soulier en satin de toutes couleurs. Dona Carmen porte ses robes très t30urtef ^lle a raison, son pied est trop admirable pour qu'elle cache ce petit chef^'œuviNe^ la^nâtum Elle est tr^ coquette > et se met avec gôûtj ' sa mise cependant est plus jeune que son âge ne le comporte. 3*?;- nh/t ^^rr-ml::nmmi:> Ma couéine est tt'tm caractère ^ quable; elle n'a point reç^ S'en est ddhné elle-même ét comprend taut ali une admirable intelligence. M pëi^ fëÊmé te m^^ line màie dure et àltié^, ^fc; *ié^e^te#iÉ^ sérâble, que; voulant së SoUStilifë m-pti^f^ m n'ayant d'autre alternative que le mariage ou teêfeîtH^ pour lequel èlle né se sentait aucune vtitëâtiori Y- f ellë se décida à épouser le fils d'une sœur de ihoii père; Militer avait dëmààdé sa main, attiré par l'appât d? ùnè riche dot; Mon éôtisiii était un superbe hohlme, très aimable; rriàis, jbueur et libërtin, il gaspilla sa fbHûùè ét èellé de sa -: fl|iiiiÂlft''ea-; ^jAâEifiiitâ&eB de toute ë^iééèi. Dôftâ G^iWëui orgtieiifeilsë et ifiére, élit à souffrir tôtites lès ftfrittreè 1 imaginables, pèftdlttt dix âirê quë dura dette union. Ellë aiMâit S^0Wiî l 'i:^^^^il^M'^ qui ne ViVait i|Uë psir lëé senfe, repoussait éoti âMour avëc BilitâKfë, rhùhiiliàit par sa conduite et l'outrageait par Mi iàiMté qu'il lui ëâ dbnMitM plusieurs fë~ prisés, il la <|tiittâ pouf vivre publiquement â¥ëè dëi tnaitréS^ès V ces femmes ^étiàiéïït pas-ÉÉIoitè îëêê^èà àéW^C^tù^, la ï*ëg^ dÉfléhi a*é£ ëffrontèrie en lui ricatiant rinsulte. ^rÉ^V^^ii' te* l^tniérô àttps de ébti maïftgè^ îa jétsfie femîMë essa^i cfe Mï*e ëttterïdte qiiÉt^tiëé {àsti^téè > èidSt à: ïa ^iMifé de ^64i fthtf 0% dis kmî^ btpbùns, on Mi tépiMit qu'elle i^é^ d'âVôfr un bèlhbmftlè Mtk il plàandrë; M personnes (iMtàmt ■ dâfts la laideur de la femme et la beauté du njari, des raisons suffisantes pour justifier la spoliation de fortune et les continuels outrages dont la malheureuse était victime. Telle est la morale qui résulte de rindissolubilité du mariage. Ensuite je ne sais par quelle horrible disposition d'esprit il est des hommes qui, plus cruels que la nature, se croient tout permis envers la difformité et lui prodiguent les sarcasmes et Finsuite. Leur conduite est aussi impie qu'elle est méchante et insensée. Les défauts dont la correction est en nptr§ pouvoiç doivent seuls ètrç l'objet du ridicule. Il n'y a pas de monstres aux yeux de Dieu: l'arbre droit comme l'arbre tortu ont leur raison d'être. Ésope, aussi bien qu'Air cibiade, fut doté, par la Providence, des formes les plus convenables à la destinée qui lui était réservée. Blâmer l'œuvre, du Créateur, c'est mettre notre intelligence au dessus de la sienne. L'homme en démence, qui, à l'aispect de la sot ciété, pousse un rire eonvulsif, est moins ip-r sensé que l'individu qui voit, dans la configuration d'une plante, d'un homme, d'iip ètvp quelconque, sortis de la main de Pieu,, un sujet de moqueries et d'outrages. Après ce^tg Jeiita-: tire infructueuse, don^t Carnaeri ne prof$r<\ plus une plainte, ne fit jamais entendre un murmure, et, s'exagérant la perversité humaine, elle bannit dés lors toute affection de son cœur pour n'y laisser placé qu'à des sentiments de mépris ou de haine. Ma cousine \ afin - de s'étoûrdir, se répandit dans le monde; et, qjioique privée de fortune et de beauté, son esprit fixait toujours autour d'elle un Cercle d'adorateurs. Dona Carmen avait trop de dis*- ceroement pour, ne pas > pénétrer lia. cause des flatteries? qafe lui étaient adressées, et apprenaSt ainsi,;dans le cours de sés coquetteries, à con*- i^ltre teciBUi^fam^in; plus elle avançait dans cette connaissance, plus au^intaitÊ sén mépris pow 1^ race humaine. Si ma cousine avait eu le m®i^^ rip^ le but d'en, alimenter sa chants au bien, et se fut efeçëeà lés *e&dré meilfetir^j ^is Dieii n'eût ràit pas dans ses penséès> fpjéj ii^ii&i ^de^i^ocâétë de ce%; mêmes à eux deux, était endetté partout, et en proie à une maladie horrible, qu'aucun médecin ne put connaître. Tant qu'il avait eju dfe Voafy les courtisanes, et même les belles daines?, sfé^ taient disputé ce joli garçon; mais, quand il ne lui resta plus une piastre, ces femmes éhotortées le repoussèrent du pied avec mépris, lui adressant des rires moqueurs et blâmant tout haut sa conduite. Uinfcrtuué put apppeàdre alors à apprécier les êtres immondes auxquels il avait prodigué ses] richesses. Sans ressource, abandonné de tous, il revint, par Instinct î^mr près de sa femme, qu'il avait humiliée et 'délaissée, lui demander un asile. non avec affection, ce sentiment ne pouvait renaître dans son cœu£, mâ;is avec ceîsderet plaisir qu'éprouvent les personnes de son caractère à exercer une vengeance iiobië, <jui exalte leur supériorité. Le malheureux paya cher les désordres de sa vie i il fut seize mois aiï lit, souffrant les phis cruelles; tôrtureb. iP^ackti3* ces seize mois, sa femme ne le quitta pas un instant 4 eHe ftit^out à la fois sa garde-malade, son médecin, ma prêtre. Elle avait feit placer un sopha près du lit d& 4ôu^ la nuit comme le jour, elle $tait là, |rt^;è à l'as&ster en tout. Quel spectacle pour elle! Comme elle * en nourrissait son aversion et son mépris pour l'espèce humaine! Ce jeune homme, qu'elle avait aimé, elle le voyait mourir à la fleur de l'âgé, dans un état de décrépitude, tant il était vieilli par suite de la débauche, et là voyait mourir avec lâcheté. Dans cette circonstance^ dona Carmen, montrant une force de caractère qui ne se démentit pas une seule fois, fsouf* frity avec une patience admirable, les caprices > les rebuffades et les accès de désespoir du mo-* ribond. 43ette longue maladie épuisa les àem nières ressources de ma malheureuse cousine. Après la mort de son mari, elle fut réduite à alter vivre de mmmniMkm sa tante avec fille, le seul mSmtâ <iu'#e àût, i ■>^i"3ÏifiipW^»*J«fcB-i m vie n'ava&rpiufr été qu'un supplice de tmm le& moments* 8$m ifmtwmp voulant toujours paraître dans le monde n fenir un rapg, obligée «ans mm d'avoir recours à me tante <àwe et ^mM^U*. p^v^èlCara^n lytlÉ^^ àj ses- besoins ^ quoiqu'elle affectât des apparences de Irai. Quand j- Arrivé y avait doùze ans ^ douze ans qu'elle hors de l'opulence. Chaque année, elle allait passer six mois chez sa tante, dans une sucrerie située à Camana, prés de celle de Mon: oncle Pîo; Elle à'aimait poîiit le séjour de la? casijpagné^ auquel la nécessité la contraignait d'aller; et, à l'époque de mon arrivée:, line cati§e inattendue l'avait, pour te première f dis, fait tester a la ville. Nous vîmes, elle ret moi, dans cette circonstance > le doigt de la JRiioviddaces; cari si par une occurrence fortuite > ma cousine m'était demeurée à Aréqiiipa, je ne trouvais personne pour me recevoir dans la maison dtaftèn Y? Siid^bofcd k séch0réiss^ et la laideur de toa pauvre parente ptoÉate^ désagréable, bientôt y e découvris au fond de cette ame un genre de noblesse et de ^supériorité po&ri lequel j%us^^ ri vée, nia coi^iû© ^ fection '% eût pour moi toutes les complaisances imaginables, et s^offipit à%ive maûresse de langue. Grmte à elle qéë? fe dus d? afppréiidi?é l'espagnol en peu de teiîips. Elle a^iPpplp' mfeaseigïier ^et Me H m^s^àMé^^^^^^ trompais, une patience admirable.' Sa maison était située vis à vis de celle dPJÉGïi oriëlfe, <te V V manière que nous étions toujours Tune chez Fautre. Le matin > elle m'envoyait à déjeûner, çt y vers trois heures, j 'allais dîner chez elle* Toujours dona Carmen avait l'attention d? inyiter quelques amis, afin que j'eusse de la compagnie pour me distraire;! mais? je préférais rester seiile avec elle, trouvant sans cesse, dans ^t^nversaliQn, à, m'instruire sur les personne? et sur les choses du pays. *; H Dès le lendemain de mon arrivée à Aréquipa, j avais éçrit à mon oncle que j'étais chez lin y qp<5^pa^ çajat^ ue m^ permettait pas de Ualler tço^vér à Gamanâ, et que j'attendais son retour , Quinze joui$ *se passèrent sans réponse dé don Pio. J'étais inijuiète'; e t mâ cousine au moins autant. Ell^^ préhendait que son silence n'indiquât sa d#* sapprobation de la conduite qu'elle avait tenue envers ff*oi> J^a ^aiiœ^ oncle à mon égard renouvelait l'agitation f que mon arrivée àyait produite, parmi ses ennemis et ses amis: lés uns disaient qu'il avait peur de Moi leSi autres p^âi^ dreiltep ^^ïn§s^ rilteWrt même jusqu'à diré I qu'il pourrait bien me faire àr^êtet. Mâ chaiiihre ne désemplissait pas i du HlatiH M sëir 9 dû ces officieux amis, qui venaient mfe communiquer leurs craintes* leurs eôâsteite, ïetirà ^èlÉti?âLvagants projets, ^'écrivais lettré stik* lëltttë j Éiâ cousine/ M. de Gdyenèche et d'aiittëé jifersonïieà écrivaient aussi- Don Piohe faisait àùëtiiië réponse- Il était > dans fcë rnoMetUy tWalèiiîeht én discrédit: cette circonstancié, héuf ëiiSé poutfihoi, me donnait tout le môtidë. Éiifin, lè vingt et unième jour après mon arrivée -, cbacûn dè nous eut une réponsë 5 ët totif es ces inissives étaient écrites avec tant d'ùrt, *pé Tillûstrë ïàllëpâàd aurait pu revendiquer lë ^éi^itë d^vbir ^oftèù eès petits chefs- d? œu vre ide diplbihatiël Mon oncle était fait pour devenir ïb preftiier ttiihisliHe d'une monarchie absolue* Dans les temps difficiles, il eût laissé loin derrière liai, pstf là supérioritë de son savoir-faire, lès nommés d'Etat les plus renommés; les Nesselrodë et les Mfeïternich eussent pâli à côté de lui. Aussi feë pîàignait-il souvent du destin qnl le ^éÉutîsatteÇ à intriguer se^dem^iit ^ alla rection des affaires dliiifiB iftisérablé petite république, lorsqu'il sp sentait les tâlèûts ïiëèëé^ saires pçiir jdmgser csellé» îfi'uïïè g^âiidfe monâi^- m m chié. H me disait quelquefois: « Si je n'avais fûè quârantë ou cm^uauft ans, je partirais sài^lè-ëhâlnp pour Àîàdfid, je- né demanderais que deux mois pour détrôner les grands faiseurs de SainMldefbnse, de tellë soirtê qxïé je tiëftdrais tous les ressorts dû gouverÛeinent éaintë mes mains. » u Cèttë prëftiiêré lettre dé ttiôn ottèle eût U té- v àultàt que jfrtibableniërtt il ën attendait. Il m'y témoignait tant de bië&tëïlîànëë, ràppélàit les seHicès qûe mon pèrë lui avait rendus avec tant de ^ëëdwnâtèsàûcè, qûë jë crûs son ccèui^ oûvert à toute mon affection, et pouvoir compté^ sur sa justice. Il fallait être aussi igndrahte du niôhdè que jë l'étais pôûr me laisser ^nd^ë aux befleë pàM j'avais besoin d'affection, je croyais à la probîté, à la reëonûaissance; et si, par instants, il ftié vènàit dés idéës de défiancé contre ittôûf onële, jë les repèûSSàis de toutes ûiës forcés, m'dbstinaiit à niêf le niai qu'en ûrën disait. Toûtë stf ëèri'eèptManëë ■, pendant les trois nïbii qûë^^ Wté affekûeûx, bbn ët l^^V^-ffi^Btt^^ëËDP I^fûë* fètm sa dtipë; ées mS&m aûéto ^pdrt fevfec sës lëtitres, ët ëèite èontrâdiction me fit découvrir ce qu'il se donnait tant de peine à me cacher. La correspondance des autres membres de ma famille était très amicale, et, je crois, un peu plus franche* Pendant que je restai seule dans la maison de mon oncle, je n'eus guère le temps de m'ennuyer: j'étais tellement occupée à recevoir ou à faire des visites, à écrire ou à voir tout ce qu'il y avait de curieux dans le pays, que mon temps s'écoulait très rapidement.
J'étais arrivée à Aréquipa le 1 3 septembre; le 1 8 du même mois, je ressentis, pour la première fois de ma vie, un tremblement de terre. Ce fut celui si fameux par ses désastres, qui renversa Tacna et Arica de fond en comble. La première secousse eut lieu vers six heures du matin: elle dura deux minutes. Je fus réveillée en sursaut, et presque jetée hors de mon lit. Je croyais être encore à bord, balancée par les vagues, et n'eus point peur; mais aussitôt ma négresse se leva en criant: « Senora! temblorî temblor! » Elle ouvrit la porte et sprtit dans la cour où je m'élançai après elle, tout en jetant mon peignoir sur mes épaules. I$s mouvements étaient si violents, quq nous étipns obligées de nous jeter à terre pour ne pas tombèrw lié plus brave eût été saisi d'effroi U sentir le sol s'agiter ainsi, à voir lés oscillations dès maisons. Tous les esclaves étaient dans la cour, à genoux, en prières^ pétrifiés et cômine résignés à mourir.
Je rentrai me coucher; ma cousine vint aussitôt. La terreur avait bouleversé ses traits» -*m Ah! Florita! me dit-elle, quel horrible terremato! Je suis sûre qu'une partie de la ville est renversée. Il m'arrivera un jour de rester ensevelie sous les ruines de ma vieille masure. Vous, ma chère amie, qui n? êtes pas habituée à de pareilles convulsions, quel effet en avefc-* vous éprouvé? ^kû^Wf uziWh- m c'est ainsi qu'où ressent le mouvement des va** gûes, et je n'ai eu peur que lorsque, me trotté vant dans la cour, j'ai vu les maisons se pèn:- cher vers moi, les pavés remuer, le ciel vacillé* comme quandion est Jen mér. Alors fèi fcoifo* pris toute l'épouvanté dont le fecèiur de l%onàmè est saisîjen présèiiaé d'un fi^^ profondément senti r son impui ssance. Ces treàaS" bbments de terre sont fils fréquents dans M- H y en à parfois trois ou quatre dans la même journée, et il est rare qù- il se passé une semaine sans que nous &à éprouvions un plus ou pioins fort. NoiiéMdëvons Ma au voisinage du volcan. s<hmm Doua Carmen resta à parler avec moi t assise sur monr lit, fumant èes bigaritas^ elle melrafcétf* tait les malheurs sans nombre qu*à dîvere&sl&is les tremblements <|e terres avàieiit «eatosë& au pays» ^:-;-î_ -m^- li-a-'m H jjkm^mr: Yers sept heures, un bruk «càirdy qui laissait tenir des entrailles 'de îà'iterre,, se fit entendre:^ -c'était sa voix I Ma ©oiisine poussa un cri d'effroi et se précipita hôrâ?èé 1$ piêoê. J'avais les yeux fixés, ce^ sm^ crevasse assez légère qui existait dans le milieu de la voûtej je vJs cettenei^evasse> Veip[6ouiri?i£ touià^oup^ déboîter I? Je crus que tôuter cette masse allait s^écrouîër sur ma tête, et m'ëtiftife épqûvanljëev Cette ^coûsse lut moins forte queqk pï^mièïë^ nouètfentHïiiiBs^ Ma cousiné se rassit prés de moi; l'expression de sa figure me fit peur; ^ Exécrable • ^ria-^ielle avgp W t.ftfPflrt- de fureur concentrée; et dire (p^}^^f^4^f)^.^|^i4ftr -r- Ma cousine, s'il vous est aussi exécrable, * pourquqjj restez-vous?, £tma cousine grinça des dénis avec un mouvement de fimWl <pi m^PVm^pm J ^^4 1 ^ pas organisée ppn* l'e§cla| age s: ftïp ^ï^-M-) Je la regardai et lui dis, ayçc un gentiment 4e supériorité dont je ne pus comprimer l'expression:> Gw«» e 9 j'ai moins de_%Ume que vous: j'ai voulu venir à;#équipa, e| m/y voici! ■.
cette volonté fôrtfi quij^ sur le Ma cousine ne sut que répondre: elle sentait instinctivement que j%vais raison. Cependant elle ne pouvait s'expliquer ce qui me donnait la force de tenir un pareil langage. Elle me regarda longtemps en silence, soufflant k fumée de Son cigarè ën festons et dessins fantastiques, que je Suivais nîWchinâle^ent de rteilv Toùt à coupV se tëvantbi^ dit avec humeur: Diéù me pardonne, Florita, vous aussi vous me faites peur. Où donc irat-jê me réfugier? Je n'ose rentrer chez moi, de crainte que ma maison ne me tombe stir la tête -f et, par la sainte Vierge, je n'ose rester assise auprès ^ cery d'un air calme, des pàrolès dont frémirait tin moine y et qui vôùs feraient prendre pour folle...
^ Yrâiméht, chère cousine? Ah! n'ayez point peur: venez vous asseoir là, tout auprès de moi, que je puisse mè cacher sous votre mantille, M puis dites-moi donc pourquoi vous me prenez pour une folle??:> H ': ^ 1 1 14 y " 1 rm iâjii fflàfàïMïè^ qu'il suffît d^â&^usiê^ poîtr S fe^librtf ) des préjugés^ ëtfjfefti '!iffl#^iiïÇMÎtîâÈr^tPMîè r faiblesse physique qui vous rend incapable de lutter contre le moindre obstacle, c'est vous qui osez avancer un semblable paradoxe! Ah î Florita î on voit bien que vous n'avez pas été soumise au joug humiliant d'un mari dur, tyrannique, obligée de fléchir devant ses capricieuses volontés, de supporter ses injustices, ses dédains, ses outrages; que vous n'avez pas non plus été dominée par une famille hautaine, puissante, ni exposée à lai noire méchanceté des hommes. Demoiselle, sans famille, vous avez été libre dans toutes vos actions, maîtresse ab^ solue de vous-même; n'étant tenue à aucun devoir, vous étiez sans obligation envers le monde, et sa calomnie pe pouvait vous atteindre. Flori ta, il y <i bien peu de femmes dans votre heureuse position: presque toutes, mfèr jpe^ très jeunes, ont eu leurs facultés flétries, altérée? par l'oppression plus ou moins forte que leurs maîtres ont fait peser siir elles. Vous m r$a^ez f |>as combien ces longues souffrances qijlf^ estf obligé de cacher aux yeux du monde, Jlgfdiss^ affaiblissent et paralysent le moral de l'être ifc p^^^l^pcientd^ effets que ces souffrances produisent sur rçous, i < femmes peu avancées en civilisation. En serait-il autrement chez vos femmes d'Europe?
-r- Cousine 9 il y a souffrance partout où il y a opprêssion, et oppression partout où le pouvoir de l'exercer existe. En Europe, comme = lëà femmes sont asservies aux hommes tët ont èn^ core plus à souffrir de leur tyrannie. Slaiâ en Europe il se rencontre plus qu'ici des femtnes auxquelles Dieu â départi assez de fôreeâ tooMles pour se soustraire au joug, vm En disant Ces mots, emportée par le sentiment dont j'étais inspirée, l'éclat que prit m ^fol* > l'expression de mon regard excitèrent la stir*- prise de ma cousine t a " — Pour le coup, Florita, je vous admiré, # vous étés superbe ainsi! De ma viej# n'ai vu uiië créature qui exprimât ses sentiments avec autant de chaleur. Vous êtes hiènf bbhttë dé prendre feu pour le sort des femmes; elles sbnt én effet bien malheureuses, et dépendant, chère amie, voué n'en pouvez encore juger q&%^a*- faitement. Pour avoir litié juste idée de l'ftbiiîie dé doîïlèUr dans lequel la femïhé est ëondâïhiiée & Vivre, ii faut êtré ou àvoii* été iùariëë# ©h!
fhftltt l k mariage ëst le '--Miï:> ^^^J^^ Mç sentant devenir pourpre par l'indignation que cette conversation réveillait dans mon ame, jtt frétais e&çhé la figura avec l'un des bouta de la niautilje de doua Carmen; et, tandis qu'elle continuait, je n'étais attentive qu'à me calmer. ; Cette première conversation me suffit pour deviner tout ce que cette femme avait eu à souf-* frir pendant la vie de mon cousin. Les femmes, ioi, pewai-je, sont donc, par le mariage, aussi malheureuses qu'en France; elles rencontrent également l'oppression dans ce lien, et FinteHigence dont Dieu les a douées reste inerte et stérile, i'; Le lendemain du tremblement de terre, je reçus une foule de visites; tous ces bons Aréquipéniens étaient très curieux de connaître l'màpression qu'il avait produite sur moi: beaucoup d'entré eu* semblaient me dirè par leur air: V©us nlavèz pas de ces jolies choses en France, Ce tremblement de terre détruisit entièrement kMll&d^^ périrent, vingt-cmq y furent grièvement MèP contrée de Sama, les départements de M oquegua et de Torata furent bouleversés. ALocumba,la terre s'entr 'ouvrit et engloutit des maisons tout entières. Dans tous ces lieux, beaucoup de personnes périrent ou furent plus ou moins blessées. Aréqûipa eut peu à souffrir; les maisons de cette ville sont si solidement bâties, que, pour * les renverser, il faudrait un trembléinent qui labourât tout le Pérou. Cette secousse se fit également sentir à Lima et à Valparàisof màis, très amortie, elle n'y causa aucun désastre. Il faut avoir habité les pays où ces tremblements sont fréquents, pour se faire une juste idée de la terreur qu'ils inspirent, des malheurs qui en résultent, lorsque ces affreuses convulsions remuent la terre en tous sens, la font ondulèr comme les vagues, ou l'entrouvrent en abîmes.
Le 24 septembre, pour fêter la Nc^e^ame> la ville fut parcourue par une grande procession, une de celles dans lesquelles M efcrgéadu pays déploie le plus d'ostentation. Ces processions sont les seuls amusements du peuple. Les fêtes de l'église péruvienne do?i^nt<une; idëe de ceqircdevate^ nales du paganisme.: La i^Ugiaift éathpliqw> dans les temps de, la plus prd^de ignorant,