SigPhi · Flora Tristan

Pérégrinations d'une paria, tome I

French

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vous offriront? des modèles i¥ous pourrez oencore étudier l'immense règiie végétal; et dans Vt^pi&ûp& Ae**. ptoes * dans leurs mœurs ^ lmwuffîlé.}\ wus fytmlUm les jours 4és découvâtes nouvelle,' Ah! ï croyez-4e, iiiademoiselle, la Mature renferme assez de trésors pQÙiMtëfeuper toutes les fegultés dé l'être intêlligent, pour que sou ame en soit r&vJesans qui! éprouve le; plus léger besoin de s'intéresser aux GfiiÉvdér^ eu primitivémeftty d^ns ïe cœur dé cmmfmtlà&Mml 4u Mau et du bon; mais la ~* en lui paraissait une absurdité,: et, au lieu 4^tré ut?le à se^fréçesî en les atoant, il ^0^ig^^l>f admirer ^ ^ ■■ Wff r i^eft^eW entraînés plus lo|a q^^ avant pas <^e ^ tenue druàié ce^tàtoïiùstone Àfmëfe^ ce M. Dàvid avait déjà; Mt plusieurs Ms* M* Chabrié reftiSâ de venir emim avec mdi; il répondit avec brusquerie et colère à tfifiVitàtiôù toute gâteuse quë je lui en fis. Tël est son riiauvais caractère qtïë; dans ï£ê colèrë> Û BrusqUë ses nièil!èurs amis, les fait sduffMr et souffre lui -mêmë pëudaat dëfc jaurs ëatîërs; ^ La nuit, ji fté ^ meil. Je repassais dé mémoire là longue VërsStiôtt qt^ ©avid; tes argumeuts:ïqu?n- ^^dif^^tam^ fwwi?*i»pdi«-- ver que l'amitié n'este point Me glaçaient le dëu* spë^^ débite ^iïà<àu¥ >> iCetfe pensëë nto désespérait* sentant qu-il nf était plus >enbihl*i # u âiîiour pour perséime* aDa^ IlèxaMaiîo^ fë^ feriïe qui faisait battre ibes i artérës avec ^io- Ifefi^y p më dîsâiïè f Si Ml »vii dit vrai, Gbabrî# në àyiaa?â jamais #aniitië y et si je lut révèle ^@n mariâge> il ne m'ai- A A § m«Mtfii*3 d>mour. Il veut faire 4e moi sa noMe?f«; 4e ses sentiment me défendait Çonttie Jui|Tm|m^ ial^Sprfjle^ rochers du cap, j'étais sûre gu§Pja^ r^sapé^ pjejne 9 roe&Jé^ donné son dernAe^i^c^ eût-il pris feu sans que nous eussions ejyje jeinp^n^^ à son poignard dans le c^r^^ajoue^j mf $ ^çu^pou^i^^ avec son attiour, la puissante protection qui I m'offrait. L'instinct de leur propre conservation a été donné par Diêu à toutes ses créatures, et quand la vie est en péril, il est permis> je crois, d'user, pour la défendré, des iUoyens que la Providence laisse à notre portée. J'eus peur de l'abandon; dé la protection d'autrui pouvait dépendre mes jours, et je me cramponnais à l'amour de M. Chabrié comme le naufragé à la planche qui surnage.

D ailleurs j'éspéràis pouvoir foire comprendre à M. Chabrié que mon amitié lui serait aussi douce que Famour des autres femmes. Ce n'était pas orgueil de ma part; j'étais de boiinè foi, mais je me trompais entièrement. a Quand je me retrouvai seule avec M. Chabrié, il me demanda ce que j'avais décidé sur son sort. ■ — J'ai décidé, lui dis-je, que vous sehèz toute ma vie môn ami, mon bien bon ami, que j'aimerai tendrement. — Et rien de plus!...me demanda-t-il d'une voix émue. ÀhJ que je suis malheureux! contmua-t-il en laissant tomber sa tête dans ses mains. ^ Je rèstai longtemps à le considérer:JM veines de son front se gonflaient; il treà^ailïiait comine quelqu'un qui a des mouvements convulsifs; tout en lui annonçait une douleur profonde.

En le voyant ainsi en proie au chagrin, je pensais à ce que m'avait dit; la veille M. David: Les hommes n'aiment les femmes que d'amour. C'est ainsi que sont les hommes, me dis-je en soupirant: ils dédaignent l'amitié des femmes, n'eft veulent quç de l'amour et Jes accusent de duplicité lorsqw'euxnjnçqies les convient à les tromper- Les femm.es n'exerçant aucun des emplois de la société n'ayant même pour elles qu'un très petit nombre de professions, ont, plus que les aommes, besoin de rapports d'amitié. Mais qu'une femme aimante soit dans la nécessité d'implorer du làéym<wm$i Itome auquel elle s'adresse en exige de l'amour, et sans s'inquiéter si elle peut ou veut- Ini en donner, il met à fee prix les services <L$ son anaitié.^ Après étire resté longtemps absorbé dans ses pensées, 1VL Chabrié en sortit tout à coup par un mouvement brusque; son expression était hautaine, son sourire sardonique, sa voix — Ainsi, mademoiselle, me dit-il, vous ne m'aimez pas?...En effet, je conçois que ^amôiir d'un vieux louj) dé mer comme moi; doit vous paraître bien ridicule à vous habituée au* élégantes manières des beaux jeunes gens de P^^^^^^ qui savent dire de jolies phrases; mais qui ne sentent rien, oU plutôt, je me trompe, ils sentent la peur, eut ne m'avez-vous pas dit un soir, lorsque nous étions en rade de la Praya, qu'un d'eux avait eu peur dé voire amour?

• — Cbabrié, vous me rappelez des souvenirs qùi me déchirent le odeurs * — Pardon, mademoiselle! je croyais, dans ma bonhomie, que lorsqu'une personne reste insensible à la vue des atroces douleurs qu'elle CàUSe, elle doit être peu touchée d'un souvenir!

n«L Chabrié, votis-ffie laites du chagrin $ vous êtes injuste envers moi, et vous ne m'aime* «pas autant que vous lé dites. *s Jê ne vous aime pas autant que je Ifedis! i..

Mais savez-votis bien, Flora, que je vous aime plus que moi-même je ne le voudrais?

-u- Si cèlâ est;dônne4-m?en uîtie preuve!! nuL- Laq^ièUe? demandez! je suis prêt à vous — Eh bien, aimez-moi d'amitié.:v¥n > ■xiMiM est iâutile déine le idemanderl: vous savez hieïtJque |b suis votite ami, celui dé «otre fille, jusqu'à molfflernier sohffle de vie; ' rr- Et cette affection n'a donc pas le pouvoir de vous fendre heureux çamme je désire si ardemment que yùm le spyefc?

-r? Non. rr-: ; A|iî Cfea nous deux! Je suis heureuse dfe l'amitié que j<? ressens pour vous: m<m bonheur serait complet si un sentiment de même nature remplissait égale-* me»t Votre cœur; mai$ je vojs, avec une vive peine * que jamais f vous n'en çprouvëi^fc aucune eom*n% «aigre ma tachise, cela m'est arrivé plus d'une fofc a^fi d'autres. Pites^ipm, £i$p^ vous qu'un homme de mon âge puisse rester des heuiiës efttiéRes â$sis pRès de vous, comme cek m arrive dmgmï WW* 4fPW%? (îSP^/pi0ife sâius <fereni^ ^mpu contées dans les livres, mais ils nj^nten^ et vous, ^ p«M^ ppisqp^ me sens capable d'agir aussi bien qu'on ^ v p- — Vous, peut-être, ma chérie, parce que vous êtes restée un être d'exception v Vous avez vécu depuis votre enfance dans les larmes, dans les chagrins; le malheur est un creuset où les amés nobles dépurent + tmdmqmmoi j'ai vécu au milieu de la tourbe du monde, moins que David sans doute; aussi j'ai conservé eneore une ame pour aimer, et comment voudriez-vous, chère a mie, que je ne fusse pas sensible à tout ce que votre personne a de charmes? Toute ma vie, j'ai désiré jouir d'un amour que j'appellerai complet, celui d'une belle ame unie à une agréable enveloppe. J'ai aimé des femmes plus belles que vous; mais, privées de ccéiir, ^eà ÈéUes statues devenaient bientôt dès êtrc^ abjecte à mes yeu^v Quant à la dërhlêi% qui à eu mes affections y elle à'était pas b@tfë> gavais été fasciné par Fapparesice des qualités que je \m supposais. Elle itfa trompé: isôn ingratitude i&'a fôitbiêni^ — Chère Flora, vous êtes^ en téuïë ^Itcoïïs^ tattce> d'une naïveté qui m'étonne. Sachet donc, mon enfant, qu'il n'y a pas d'amitié dans le monde; il n'y a que de Viûtévèt chez lesméchants, et de l'amour chez les bons; or, vous savez que c est dans cette dernière classe qu'il faut ranger votre vieil ami Ghabri& i r, Mon cœur se serray et je répétai tout bas: Mv David^ vous avez raisôn> Le lendemain et les jours suivants > M- Cha^ brie revint dans ma cabane ou la conversation continua sur le même ton. Il me montra toujours un amour aussi pur que vrai; mais je vis que je devais renoncer a l'espérance de ne lui inspirer que de l'amitié, • ^1 pi le ne sais si nos compagnons de voyage s'aperçurent des attentions et des soins affeqtuepx que M. Chabrié avait pour moi; s^içonduite#tîri t si digne que ^ malgré ses longues et foéquen^ç ë^«pB^>4e4^^m-JM ceux qui m spîit souvent à remplir l'office de cotfdliatrice, mës compagnons -de voyage, ces huit houimes dont râpreté et la rudesse envenimaient les moindres paroles.

M. David avait la grossière et burlesque habitude d'entasser toujours quatre ou cinq jurements où épïthètes lorsqu'il s'exprimait sur les choses, ou qu'il adressait la parole aux gens qui faisaient le service. Il ne parlait non plus des Péruviens qu'avec des kyrielles de termes injurieux. M. Miota* qui s'en irritait, ne trouvait d'autre moyen de s'en venger que d'exciter à son tour la mauvaise humeur des trois Espagnols en leur traduisant les locutions de M- David que, probablement^ ilamplifiaitencôre, La vie de bord est antipathique à notre n^ ture: au toui^nt perpétuel ^ secousses plus ou moins violentes du tfôulis > à la privation d'exercice, de vivres frais > à la continuité de ces éôuff^ancés qui aigrissent les humeur s et rendent irascibles lés caractères les plus doux, il faut joindre le cruel supplice de vivre ^ans Uîïé petite châïnbre de dix à douze pieds, en vis-à-vis avec sept ou huit personnes* qu'on voit le soir, le matin, la nuit, à tout instantaCII^t unë torture qu'il faut avoir éprouvée pouiâ la Mën comprendre; -yrAU*; -tiuuu-. t a mHvstft?

M. Dà^id se levait de très grand matin> afin vd'avoir à lui toute la table pour faire sa barbe, se peigner, s'habiller. Sa toilette ne se passait pas sans bruit; il jurait, à faire trembler un athée, contre le pàuvre mousse, <jui était, à la vérité y aussisâle que paresseux; mais il n'avait que seize ans et presque toujours malade, son état réclamait uh peu d'indulgence. Je l'avais pris sous nia protection immédiate; Mi David n'osait plus le battre dépttis uh certain jour où, ayant manqué l'assommer, j'étais intervenue et avais obtenu de M. Chabrié qu'il défendît expressément qu'on touchât à cet enfanta Sa toilël te terminée, M. David allait dans la cambuse vofeiférer en cofttihilité de colère ses jurements contra le lieutenant Emmannei, Ipnt la négligence laissait tout én désordre* La chienne Gora devenait ensuite l'objet de ses jurements; puisj arrivant au* causes générales, M. David donnait carrière à son irritation, en jurant contre i la aner £t les ^ Il déblatérait surtout, a vec l'accompagneHM3»t obligé d'injures, contre le Pérou étses Jialjitants. La voix M* David j les pleurnichÊménts du niousée, les réponses d'Emmanuel > cris de la chienne, tout cela faisait un tel vacarme, qtiè ceux qui sentaient le besoin de sommëit ne pouvaient dormir. Les officiers qui i avaient été de quart la nuit se plaignaient amèrement. M. Briet disait qu'à bord d'un navire il n'avait jam ais entendu auto n t de bruit* M; Chabrié apostrophait alors M. David en termes peu mesurés: celui-ci répondait sur le même ton; la dispute s'engageait et augmentait encore le vacarme qui l'avait fait naître. Neuf heures arrivaient; on servait le déjeûner,j, accusés et plaignants s'y trouvant réunis, la dispute se prolongeait. '"O Dés le commencement dii voyage, je ro'étais abstenue de paraître à ce repas, et depuis je m'en fis une règle. Mangeapt très peu, étant presque toujours malade lé! >wlfaffi#T0ms ne me lever que lorsque le déjeûner était fini et tout le monde sur le pont. Je me trouvais alors plus libre pour ma toilette et mes petits arranngements. Ma cabane n'étant fermée que par des persiennes, j'entendais tout ce qui se disait et voyais tout ce qui se passait dans & eKéfàbit sans qu'on pût me voir. \^nuu t.< * Ces huit hommes en présence à déjèûner, lès réOTmfaiatKKiS^ Mîi^enëfrvd^t^ plus * de force et d'âcrété que jamais. M* Briet ^i|f&^ gnait sur un tonidur^ seé, etiséstplaihtes pft>- voguaient la colère de M. Chabrié contre M. David qui tenait tête à tous avec un aplomb im- Il faut convenir, M. -David, disait M; Briet, que vous' eussiez été un excellent réveille-matin. Vraiment, j'admire, moi vieux ma ri ri, avec quelle facilité vous jurez contre la tempête; cependant je ne pense pas qu'elle vous mouillé les cheveux, car si cela était, ils ne seraient, pas aussi bien boucles. Je m'étonne que vos j urements ne corrigent pas l'aimable chienne de ChabrM de faire ses ordures sur lé pont^ ce qui ne laisse pas [ que t de rendre leservice tout à fait attrayàht qtfils né rendént pà& notre mousse piiiS soigneux, quoiqu'il passe toute la matinée à vous faire chauffer de T eau douce pour savonher vos mains blanches; j^âi été sùrpris aussi qu'ils n'aient pas plus de puissance sûr ce bon Emmanuel. Il paraît >d? a|irês ce que j'ai entendu ce ïnatin, qu'il ne fait pas plus de cas de vos rac^ïfcmà^a^ veillé, M. David; certes, vous pQitvéz Vous àttri* huer ^ûnë large part dés tribulations qu'il nous faut subir à bord ^M^^àe^ S^Èîk^ÊttJ mjM^j^éi disait M. Chabrié, je suis fâché que ma chienne te déplaise ou t'incommode. J'ai donné l'ordre à Lebarre de l'amarrer dans son tonneau: pourquoi ne m'a-t-il pàa obéi?

— Mon cher ami, ta chienne ne me déplaît aucunement; mais je dis qu'à bord d'iin petit bâtiment où l'on ne peut faire quatre pas, il n'est pas agréable, pendant la manoeuTre de nuit, dayoir un- grand diable de chfeii comme ta Cora dans les jambes; un de ces jours > elle nous fera casser lç cou, ^ r — Mais avant de partir r jë t'ai demandé si tu la voulais, ét tu y ascpnseiiti* — Mon cbe^ ami, tu doifc serttilr qu« 31 ^chacun de nous avait à bor&xuiàn^ singe, écureuil, perroquet on mtre r t^m iplis ^imaux? {^wut de tcm ua^e^ip #Pfe r insupportable. Mais c'est finl^$p plI^fN* _ David, vous êtes um^^ uj^^^§!

chef David, le fond de votre pensée; vx^uf vouliez, au moyen de ma chienne, n0HI|d#ournei^ de la conversation qu'avait commencée Briet. Eh bien! je vous y ramène 4 et j'interpelle,jgn$,çes messieurs de dire si vos perpétuels:.jurements,, et votre tapage de tous, les matins ne, les_ incommodent paè plus que ne peut le faire ÇoraJ, ], Ho! quant à cela, répondait M. Briet, Ghahrjé m raison. Je |sujs s^ que ]^:|^ofca i; e^ don José sont du même avis, <1k }.w^ ^ % m -, — J'avoue, disait M. Miota, qu'îl^sj pas fort agréable d'être ^éveillé dès six heures du dïeJiia j^rje||?ë^ — Monsieur, comme c'est en termes généraux que vous parlez des Péruviens, vous attaquez tous mes compatriotes * — Mais> mon cher monsieur Miota^ vous ne les connaissez pas vos bons compatriotes; vous avez quitté votre pays à l? âge de seize ans. Je ne nie pas qu'il y ait là, comme ailleurs, des familles très respectables, telles que la vôtre, celle de mademoiselle Tristan et plusieurs autres,- mais, je vous le répète, la plupart des habitants sont des voleurs.

— Savéz-vous bien 7 nioùsieùr David > q^e> si nous devions vouë en croire, nous nous ^oiîsidérerièns ici èommeàtitaMde voleurs, de gueux, de scélérats, et que ce ne serait pas très rassurant pbur l'association que nous avôris foriûée en- . Potir Meu, Briet, ne Éis donc pàs ^ttentidn a ce que dit Bkvid | ufe vôîs-tù pas que son plaisir, après s'être bichonné èt avoir fumé dés masses dë cigares y son plus grand plaisir est de crier èontre lés hommes? et comme l'ami David, avec tout son ësprit, tâffi-é^t^iié foi*t bétfe U il ëst "^ônstaniment en contradiction àvéé èoiï p»iîi^ipi^. Eh! mon cher, quafnd on déteste les hommes, on vit dans les bois avec les animaux et non comme vous, qui ne pouvez rester un instant sans société.

C'était sur ce ton que presque toutes les conversations du déjeûner avaient lieu. A peine étâïSMjè lévée, que M. Mibta venait tne faire ses plaintes: il tâchait de me faire partager soi* indignation en me montrant que M. IMvid Winsultait dans la natîôh pérùvîëhne. Je le calmais de mon mieux et lui faisais promettre qu'il ne répondrait pas un mot à M. David. Cesario, d'un caractère orgueilleux, violent, était furieux; il montait la tête de son oncle, ainsi que celle de Fèîraandov formait des prôjéts de vengeance eôîitrè M. David, ët il fallait tëutë mon influence sur idi poiir empêcher Cet enfant de faire des scènes. ■?-;:V? ' r; '- î ' ■j-', ^' i ï ^ jé' causais moins sôuvênt àvéc M. Briët; cependant, quand cela arrivait, il se laissait aller à mé dire que jamais plus il ne fëimt d'^Sdciàtioïi, et quë dé sfa vie il ne mettrait les pieds à bord d'un navire dont le capitaine oublierait, eh lie se faisant pas respecter, feFpréniiër^ëvôi¥ de stoW commandement.

:"QfttÂd? arrivaient tréis heùrës y M. David ve* nait dans ma cabane me demander queis étaient les deux plats de conserve que je choisissais pour* diner. Pendant tout le cours du voyage, il n'a pas manqué un jour à cette déférence, maïs le malin avait un te 1 sayoii^faire qu'il me faisait toujours choisir jes plats qui lui convenaient, sstns s? inquié^cr s'ils convenaient aux autres. Je profitais de cettç visite pour le gronder s m §a conduite d*| njatin f ■:.--r Çhère demoiselle, pardonnez-le-moi aujourd'hui, ^e vous promets que désormais je jnrerai beaucoup moins. Sur ma parole» je croyais que vous dormiez t vous sayeaç que je ne jure jamais devant vous. n .rr- Mais, mon cher David* ponrqïMMWUmnlez-vou^ tant de jiirgments? un seul vaut autant que; Dpillf. Et que signifie cette longue kyrielle d'épithètes que vous débitez? Si le mousse les méritait toutes, savess-vous que ce p^c 1 considération poiff nous, ^t^ntezr?yons ^i^ jupenaent fit seule (^ithète* Pïe çrici^ paf:pf^d?jQt um heure * car tont ce què }^sjtui dite? nejtereiMl pas plu^propm^ti cela nous réveille, nous fait mal.. \: r m^rau^ se; sent soutenu paryous et par Chabrié, qui fait tônt ce que voiïs Voulez; aussi vous toyet ccfàtthe tôiit vâ icii #" Je trôtiVe, inôtiéieur, qttë tôut ici va aussi bien qu'il est possible à bord d*tin petit bâtiment iùCÔiïiftiodë côffiiiie est le nôtre. Votfs êtes dtir éùiïêts ttti enfant tdtrjcrtir^ Mâfàdë, d'ïiée côiiàtitution faible et qui cependant éêtt hëuf sôîînëSy atéc peu d'intëïligeiïëë, il est vrai, mais avec imè grande somme de bdtitîe tôlontë.

Avec votre système; d r indulgeilcë, ôiï tàfeut e tout bien; priurtâiit j'àvôuc que je lie l'adopte pa$| satiè la ërainté, on ne peut së ûité ohèif, et cë ^li&ôii de irtôusse..V — ^Et vos épîthétësf Contre lééi ' Fértrviëiis! croye*-vôus que Mîëfci r #' mdî dëtiMiàr êfre feîëâ satisfaits d'ëiitettdi'é traiter ainsi tiôtré — ftfaié, madëtiioîsëlle, vous êtes Française.

— Je* suis née eri France, mais jë suis dû pays de mon père. G*est le hasard qui fait qiie nous * ââïs&iisr ààii& ifir liëtf plutôt qtië dans un aitidfrë. ' HfegâWteîc flbfé^ feràtits et dites-moi à quelle natiotf j? dp|)àrtifens^ ^ Àlrf^cMftfettëf f otiè më faitëè cette Question poW^iië jé 1 vous f&ssê ttf? ëôtïïplîMëriÉ sur vos hëWf pùx et vos beàux cheveux àndstlotis/ —Monsieur David, vous devez savoir actuellement, mieux quepersonne, que je suis peu sensible aux eomplimens; vous cherchez à échapper à mes justes remontrances, Je vous le répète pour la vingtième fois, M. Miota est viyçmen t blessé de la manière dont vous pariez des Péruviens devant lui.

: — Vous ne pouvez croire, mademoiselle, que mon intention ait jamais été d'insulter M. Miota, et vous bien moins encore. Quand vous et lui connaîtrez les Péruviens, vous dire*: David avait raison. «. Chère demoiselle, vous savez combien je vous honore; j'ai entendu beaucoup d'éloges sur votçe famille; votre oncle Pio est un hpmme très respectable^ dit-on, mais je vous assure qu'en masse les Péruviens sont les plus vils coquins qu'on puisse imaginer.

— S'il en est ainsi, monsieur, comment êtesvous resté dix ans dan* ce pays, et pourquoi y " retournez-vous?:; ' . Mais il y a de l'ingratitude | p^leivjnal de gens qui vous ont fait faire votre fortune.

— Eh! le beau mérite qu'ils ^t eu) Je leur ai vendu mçs marchandises au prix du cours: s'ils les ont achetées, c'est qu'ils en avaient besoin. Je ne vois pas du tout pour quelle raison je détrais leur avoir de la reconnaissance.

W vWàmd, ïie voyant que l'intérêt pour mobile dès hommes, ne jtotivait gliére être accessible a la recôniiaissancë. II 1 me Semble cependarit que nous devons conserver dé la bienveillance pout le pays ou nous avons rencontre protëction pour notre persohhe, nos biens et notre travail. Si M. David avait été conséquent avec ses principes, il n'aurait pas accusé la probité des Péruviens, et s'il avait eu de la philanthropie, il aurait dé«- pldrëîëur igtiorâncer 1 v Venait le dîner r chacuti avait fait un bout de Écnlette y'eX MtM^é^^MàÊy pendant cé repas, prenait un tout autrë^ài&ctèM jeûner; Gais on trfetës sëWtt M tfëïiiï quand nous étions ëti èbknë irô^Èëj êtf ïë i^liis^^li^ lÈro^ fort, la cbnvërsâtittii deMëhait amusante et plëine de traits. ^ -, ^oM*mrrV** * m; -v.jo M. Chàbrié sortait tlë sa chambre eh isë frottant les mains: — Miùtobl'IdfeiiSt mëis âiriis, patieiice /nôtre 'temps de misère touche à sa fin. MadiÉnoisc^te? #16M^ nbàs sommes en bonne. route / WMmr filons huit nœuds; vous pouvez veïiir Vous mettré à tàblèv sans eràihtë^uë vôtre soupe se renverse sûr vous: la me cpmpie pipe jeune fille aux yeux bleus»*, AUo#s, M. Miol£, jsip de com^ l4BmM^ joprs ppll^ j&erops à Yailparaisoj ph i quel fcopheiïr! Messieurs, faisons dope qpeiqpes projet de gopppandise, afin que cela nous aide à avaler ce bœuf salé, et les s ha#cpfs q^ waJitre Pavi4 pops feit jpgttre çh^ue joui^?ur la table. Ma-^ demoigdle Flora? que ^angere^vQîis le premier ^ flu nafé r ^ — Peste, vous allez joliment I^Wtf^çeilgpisser avec cette nourriture-là I...Et vous, M. MiQta.

j.^ gravai Je. vou^ précis qujavec ce régime, 5*5 Moi, je ine régalerai d$ J?on J^ufite frais et d'un pot de bonuc luère. ■: tr:n ï-Wr-mb in . ^uiqjUjrçj|!teB^ ; ^j^^fe^^a|^fe^%§Wif'^ * une belle dinde, des ixjg nom au vin de Champagne, une fricassée de poulet aux oignons, puis quelques plats de légumes frais, et des crèmes | des ~ Eu vérité, David, otv croirait qu'on vous a fait jeûner ici pendant trois mois, à la mâniètfè dont vous projetez ûe vous wnpiffreri^ Pour tUôi * jei me contenterai dSine têtéidfe veau> d' une bonne perdrix ato choux et de quelques petites pommes d'api.

Au dessert, la conversatioft s'engageait soit sur la politique, des voyages ou lés localités qui étaient l'objet des ^fieieibné spéciales dé ces messieurs.-.. > ' ■ iM. 43hafari& était républicain, M; David carliste et M^Briéifc bonapartiste. * * Mi Davidy avée *oë ton pédatit et tranchant, mettait ^ M. Chabrié en fureur en ridiculisant son parti: il a<kessait à M. Briet les propos lès plus bouffons sur son empereur mort* ~ ■ ' -Ms'h,h je maintiens qué^mpi^utf^ votre vieux rcMn4es Boisi ^ vft paimfciesï|^ jéSùilB^ |fe Allemagne, sont coulés etfenfo^ë^pour^^ ^ t&iety tu te trcanpes, reprénàit Mv GWabrié; depuis 1816 que tu manques de ïfâtidé,: tu ignores les changements qui se sont opérés dans les esprits. La jeunesse, maintenant, n'accepterait plus un empereur, ni rien qui lui ressemblât. Elle ne considère Napoléon, malgré toute sa gloire, que comme un tyran qui op^ prima la république telle que l'avait établie la constitution de l'an m. Le peuple de 1830 veut la liberté...— Ah! est-il étonnant, ce Chabrié, avec sa liberté, disait M. David; il en a plein la bouche quand il prononce le mot chéri liberté. Chabrié, voulez-vous votre bonnet phrygien? il ferait un bien joli effet par des^r^ noire et avec votre grosse yestd M trieét.

Çhabriê. -tr!tto David>, ce ne sont pas les plate* plaisanteries répètent d^ rante ans les vieilles I douairières du faubourg Saint-Germain ^ qui e^^ marcher. Lorsque Fopinidà se formait dans les salons de Versailles, je wnedr llmpori^ce que devaient avoir alors les quolibets qu'adoptaient les grands seigneurs et les prostituées de la cour. Mais ce boa ^emps des anciens courtisans rient entrs «ux^s bons mots de leurs pères, sans que personne autre y fasse attention.. -mr-- David. — Je conçois qu'en effet les Raisonnements des banquiers et des épiciers sur la politique sont beaucoup plus amusants...Lès phrases de vos journalistes, de vos orateurs de tribune sont d'un niais à faire pouffer de rire. Pari-Louis Courier avait raison: c'est véritablement un gouvernement récréatif* Briet. — Ah! du temps de l'empereur, tous ces bavards, n'existaient pas.

Charrié. — Je ne suis pas plus que vous partisan du gouvernement qui nous régit. Il n'y aura de bonheur pour nous que lorsque non s Briet. — Nous ne serons heureux que lorsque nous aurons pour maître un empereur qui sache se faire obéir comme le grand Nàpëléon.

D A vid. — Briet, si tous parliez toujours aussi juste -, je serais plus souvent de votre avis Charrié. — Mais quel est donc votre système de gouvernement?

M. David, qui aime assez à voir venir son antagoniste y répondait par îa même question!: 4^ Quel est le vôtre, Chabrié?

M. Chabrié entrait alors dans un grand détail sur l'organisation de sa république j mais, cômme je ne suis pas publiciste, j'avoue que je prêtais peu d'attention à «cette partie de sa conversation. Son système consistait, autant que je pus le saisir, à faire nommer à tous ies empiois par le peuple, et à rendre tous les individus habiles à les remplir. Jl terminait en disant: Je m'attends, monsieur David, que vous allez dire que mon organisation républicaine est calquée sur celle des États-Unis;< mais les résultats qu'elle a eus dans ce pays ne deypaiçntiils pas nous engager, à l'adopter r ppyfe notre patrie?...-^■m^nm^ iih -i-m^ Pàvid.— r Comment est-il possible, mon cher Chabrié, que vous donniez Ne voyez-vous pa$ qpe les di^ millions d^ poterraia plus étendu que les trente millions de la population ^BM?aisey que, conséquemment, en Iranc^ k pi^*^ l'h^ivi*^ biter, ma foi, que vos États^l^ quelquç^ populace sans fre^J^ divi^W qï^Md^ voit incendier les églises çatfo^^ de la liberté des cultes, as^^ couleur au nom de légalité devant la loi, et { tenir trois millions de nègres l'esclavage par respect pour la liberté individuelle. En vérité, mon çher Chabrié, vous devriez mieux choisir vos modèles. J'habiterais la Turque plutôt que yos pay~ i^cté, pays où le peuple est souple > où l'homme qui possède est tout et le prolétaire fi^^ parce que vous appartenez à la première de ces deux classes et que vous aimez qu'on vous; fasse 4$s emvm bettes; mais la question est de savoir si le plus je ne comprendrai jamais, qtt'ij y ait justice à Chabrié, 3ç suis étonné de votre question I# justice, telle que p l'entends, est cette règle vage, pas plus que Thomme civilisé? ne peut ^Mo^y^M^-J^^ f <» mMd partout p|tr justç ou injuste, ce qui est c^rw ^ traire à la loi du pays ou à la volonté de celui qui fait la loi. Le meilleur gfeiiVèriieiiïènt est, pour irioi, délùi qui m offre lè plus d'avan- Ghâbrie. C'est la réponse d'ùn athée et David. — C'est âisSi parce qûe iôus IBnMé^ en France, plusT épiétéS <|uë daïïS iB& WÊve pays, et que î ne crc^ÉW pè; âttÉ^^ë^ ^Pl gieux, la:*elijgk»l ës* ^pftjftir jyu#il^iMM''ïl^â|^ que vos plàiis Êë goïi^nëïnént ^, très avant \ùùé, n? btit pu ëi^në'^ll^i^é^ jâiîàfë réùssirl ■ 1; ' - ■: ^-^^"f 1 ou^"?.^i^u, subies et wm ieè: ttùi^sS^'ôti 'Mr It-MÉfe^ liât gloire est < néce&MÎï^ 1 Briet. ^Mài^^ vettjéiu^ comimadâiïts àbw Le pays est feieu cultivé f il y a des canaux dsi hs ■■ ■ toutes ^directions, et les Chinois font > en industrie, des choses que nous aurions bien de la peine à imiter., û î; • ^ -.p^^u^f8KI^#:^vffiî4a > en défiquel gouvernement désireriez-tvous pour gt^s dam le sens que vous Vm^ëtàém^ mais bien ^ ^pSÊSèsiinsI^^ Çhàbihé, Si vous n'étiez athée» ^i<J* vous U2 verriez le doigt de Dieu dans ce grand événement- ':1 David. — Dieu est pour les gros bataillons. Dieu abandonne leg faibles lis irobeëfllé^ GBkMtéé Vbns tffiyçm dê^# ^uè tdiit^ ttm aÉéiëftttes institutions étaient bftftnes, tftioiqù elles Soient toinbëës J i^^^^l^èW^i que **<^rie^&^ existe? " "-iv- Dâ^. ^ Si fïapoicSort ^ktëtélégiti^fe, îleût eèt r établi en les anciennes in^itiiri^ dont tef i^jiÉfctf-^ sait trop tôt > a voMtPte^Sé^ être Hte»é*t te iolrt dë Wx 'ryS0ÊÊÊÈàb' frère, a exhumé la souveraineté du peuple pour la mettre eu présence de celle qu'il venait de recouvrer.

CflABRii. — Mais, au fiait, quel gouvernement VQiidriez-vous actuellement?

David. — Je viens de vous le dire: je désirerais qu'on revînt, avec les améliorions éprptfvéës par l'expérience, à l'ancienne forme de gouvernement. Je désirerais que des intendants administrassent les jpjppviaçes,. sous le contrôle des assemblées provinciales, qui se*-raient nommées par les grands propriétaires et les corporations; que le ^ye^pj^nt fut décentralisé, et que chaque province restât maîtresse, pur l'organe de soaassemblée > de régler ses |nx>pîre^ places dans l'armée et dams l'administratif fussent accordées à la propriété. Je voudrais enfin qti'oneÉ fiait stvèç lié ^i^ëi^meiit bavard, et qu'on rei^byât ^ chers députés, ainsi rçùè cette ^tequm^ de: Chambre des pâlis* Chasrië. — Vous ne voudriez pas de la liberté d^ la presse?; \'- y ' ■■-î^wif,.^-Si: >- triais pour les càrtès dfe visité Charrié. — Et qui voudriez-vous pour roi? le duc de Bordeaux ou Louis-Philippe?

David. — Je crois que le principe de la légitimité, consacré dans la personne de Hetti*i V, serait une garantie de tranquillité présente et future* Briët. — Oui, une garantie de tranquillité comme le fut Louis XfVtïï, s'enfuyant à Gând à l'approche du grand Napoléon, qui, avechuit dents îionflines sêuiement, avait entrepris de l'expulser! une garantie de tranquillité comme l'a été Charles X, que cinquante mille hommes ïf ont pu mâintenfr sur le trône en présënce du peuple ihsurgé, et qui, maintenant, chasse dans les forêts d'Allemagne avec le héros du Tirocadero et le Henri V de M. David.

David. — Hàbîtarunt dii quoqiie sylvas.

Charrie. — La çaqije s^tpi^oura|e hareng: ce diable de David est toujours pédagogue; il ne peut oublier qu'il a été maître de langues, et ne saurait perdre l'habitude de cracher du latin à tout propos.

Briet. — * Si c'est quelque chose de bon, vous devriez le traduire pour nous autres, pauvres hères, qui n'avons pas eu les moyens d'aller au collège Bonaparte. N'est-ce pas à ce collège que vous avez appris votre brin de latin?

Chabrié. — Et gratis y encore! Pourquoi donc, David, votre père ne s'est - il pas fait donner un titre de baron sous l'usurpateur?

David. — Parce qu'il n'en avait pas be- Ghabrié. — Cependant il avait bien besoin, pour rouler carrosse, de la place que l'empereur lui donna. Je suis étonné qu'il n'ait pas profité de l'occasion pour foire ajouter quelque chose à son nom, afin qu'au moins, à la poste, on pût le distinguer de perruquier du coin.

Briêt. ^ Mâis M. David ne s'appelait-il pas M. de la Cabusière, et ses frères, de Tkiais?

Ghabrié. — Mon Dieu! oui, Briët; et si ^innocente fentai^ t'en prend, il ne t'en coûtera pas cher pour la satisfaire: tu n'auras qu'à employer le même procédé. Tu achèteras, en Brétagife, seulement un demi^arpent de bois: tu le baptiseras d'un nom sonore et tu l'uniras, par là -noble particule de, au nom honorable que ton père t'a laissé.

Briet. — Que gagnerai-je à cela?

Chabrié. — Cé que tu gagneras! Mais est?il sii^ë y %: Biik Hta? gagneras ce qu'y gagne David; tu seras unimbécille de plus dont nous nous moquerons.

David. — Chabrié, si j'ai tort de parler latin à ceux qui partent tout au phis français^ je dgute que vous agissiez plus sageme fet m v4fmM®t% mes raisons par de grosses sottises.

Chabrie. - — Et quel est le saint qui aurait la patience de répondre autrement à la vanité et à l'absurdité que vous nous étalez? Il faut être bête comme un roi légitime détjronë pour Tenir nous vanter le vieux cafard et la mère dévergondée de votre Hemi V. H fmt ^rayargant pour venir signer, dn ridicule nom: d$ la Cabusièrei une lettre xians laquelle il n'est question que de gros de Naple^, de stoffs ou de blondes* Ils doivent! bien rire, vos marchands, quand ils #eç©iven| d^i pW#|§s r^pîr très! Maintenant que notre société f i^ uii caractère public, je vous dëclftr^ ÏN|4> f \ qjie je ne veux ^pas que vous ligniez l^tp^de commerce de^^ Je ne veux pas que te ridiwl^ moi.,":Hdti U7