intimes étaient invités, et le soir on prenait du thé, du chocolat, des gâteaux. Les seules choses que j'aie trouvées bonnes à Ar équipa sont les gâteaux et les friandises que font les religieuses; grâce à mes nombreuses relations, je n'en ai jamais manqué pendant mon séjour, ce qui m'a permis de faire de triés bons petits goûters. ;j Les Aréquipéniens aiment beaucoup tous les genres de spectacles; ils courent avec un égal empressement aux représentations théâtrales et religieuses. Le défaut total d'instruction leur en fait un besoin et les rend spectateurs faciles à satisfaire. La salie de spectacle est bâtie en bois, et si mal construite, qu'on n'y est pas à couvert de la pluie; trop petite pour la popu^ lation, il arrive souvent qu'on n'y peut trouver place. La troupe est cependant bien mauvaise; elle se compose de sept à huit acteurs, rebuts des théâtres d'Espagne, et s'est renforcée^ dans le pays, 'de deux ou trois Indiens; elle joue totitë espèce de pièces j comédies, tragédies, ofréfaS; estropie Lôpez de la Véga v Caldéron, éedrche la musique à donner des attaques de ûéirfs, le tout aux applaudissements du public. Je suis allée quatre à*cSnqfbiè% c^théateii^ ^ y jouait la tragédie; je remarquai qu a défaut de manteaux, les acteurs se drapaient avec de vieux châles de soie* Les combats de coqs, les danseurs de corde, les Indiens qui font des tours de forcé > tous ces spectacles attirent la foule,. Btt a«idb^:fea^ eais; avec sa femme, ^ gagné au ^éma trente mille piastres* • L'église péruvienne exploite, au profit de son influence;, le goût de la population* Ihdépendamment des grandes processions qui se font aux fêtes solennelles, il ne se passe pas de mois sans qu'il ne s'en, fasse dans les rues d'Aré-r quipâ. Tantôt ce sont les moines gris, qui, le soir, font une procession ptfurles mortsy et deë mandent pour te& morts >;et on leur dônne pour les morts; une autre |bi$i> m m^ém^mâ^ cains, qui font, en l^onneur ide la A^erge, leuç promenade religieuses ensuite c'est pour \àhU# font Jésu$^^ ^ c'est à ne jamais fiftir. J'ai dépeint la pro^i: cession des fê(,e$ solennelles j je ne fatiguerai pas le lecteur de la descriptte#f celles do#t les saints sont le prétexte j on y étale moh» de luxe, de pompe que dans la première; *$ais le $mà en est M%^emeD^ décentes bou^niieriet, qui 4^ I peuple, n'y sont pas moins: scandaleuses; loin tes ces processions ont un trait de ressemblance; les bons moines y demandent toiyours^ et^ourr jours on leur donne.
G'e$t pendant la semaine sainte qu'ont lieu les grandes saturnales du catholicisme péruvien » Dans toutes les églises d'Axéquipa, on fait uii énorme tas de terre et de pierres sur lequel on plante des franches d'olivier pbut figure^ le calvaire avec ses roches et ses arbres. Sur cette montagne factice^ on donne, le vendredi saint, la représentation du supplice de Jésus. On: le voit arrêté, flagellé et crucifié avec les deux larrons. C'est l? histprique de la Passioit, sans l'omission d'aucune circonstance, mis ei* action; \e tout accompagné de chants, de récitatifs: puis arrive la mort du Chrastf les cierges s'é-* teig&eùt > le$ tépèbres régneot..a ^ ks mceurs faeiles de çe peuple entassé dans ces églises peuvent foire ^tumer m {qui se passé: alors mm dî^eçses pwties^i l^îise*^.; maïs Dieu ^fcmi^cordieux^ lèsimoines^ ses mini^i^^ disposent de s^n^ ^ Sdescentei df çroix ëit la? s^ttodte ^fôce i ^tfiié ifeiïè confuse d'hommes, de femmes de races blanche; iudiêliUë ffe iïègre assiégé cris lamentables; bientôt, les arbres déracinés, les roches enlevées au sol sont dans leurs mains; ils expulsent les soldats, s'emparent de la croix, en détachent le corps; le sang découle des plaies de ce Christ de carton, les hurlements de la foule redoublent. Le peuple, les prêtres, la croix, les branches d'olivier, tout cela, pêle-mêle, fait un chaos, un tumulte, une confusion épouvantables qu'on n'imaginerait jamais devoir rencontrer dans le temple d'une religion quelconque; ét prèsquè toujours, dans ces scènes de désordre, il y â des personnes plus ou moins grièvement blessées.
te soir, on voit dans les rues les habitants aller faire des stations dans toutes les églises; en s'y rendant, ils récitent leurs prières à haute voix. Lés plus zélés se jettent à genofe, embrassent la terre; d? éitres se douttifit dte grands coups de poing datis la poitriùe; ceui-ci se mettent des haillons <mi*Sï# «ÉèJ ceux-là vont nù-pieds portant la croix sur le dos; d*autre$ s,e chargent de pavés, et | dans chaque maison, ce sont des extravagancés toutes plus insensées: qu'une dévotion supèï^toeuâé suggère à ces têtes exaltées*! €ee iifeét jaiÉais dans leur conscience qu'ils cherchént leur devoir, mais dans le merveilléux de leurs croyant ces. Le moyen de ne pas se croire exempté des vertus sociales, lorsqu'on fait de pareil? tours de force.».: tels sont les résultats auxquels arrivent les religions qui isolent leur foi de la charité..., Le jour de Pâques, on fait des visites à toutes ses connaissances, et là conversation ne roulé quei sur les fêtes de la semaine sainte; ejle se résume en ceci: ~r « Eh bien! mi senora, vous êtes-vous bien amusée? c'était très bien à Santo- Domingo, à Santa-Rosa: ha! cela m'a fait beaucoup dé plaisir. — Et moi, senor, je n'ai rien trouvé d'aussi joli que les autres années; la religion perd de sa splendeur: ce n'était pas gai du tout à la cathédrale,- à Santa-Cathalina, elles ne font plus de descente de croix; et, à force de voir tous ces Sambos se battre pour avoir un morceau de croix, la chose m'a paru monotone: cela ne vaut pas la peine qu'on se donne pour suivre lès stations. Mi senora, le beau temps est passé, nos églises ne sont pas , içicte tétaient; les daines de Santa«rGathaïina dépensent iéur argçnt à aché* tejr des pianos importés de ïrànce et ne fbi*t . plus de descente de ^^^i^f^v/i-.s&.t. ^^^;fà. Le dimanche, à la messe, les hommes se tiennent tous debout, parlent entre eux en riant, ou regardent les jôHes femmes qui sont à genoux devant eux, à moitié cachées dans leur mantille. Les femmes ellés-mêmi^ sont très distraites, n'ont jamais de livre; tantôt elles regardent le <^stùme de letfct ^>ïèitié^ ou parlent à leurs négresses placées derrière eltëS; on les voit parfois nonchalamment cotisées m$ leur tapis r dormant ou faisant la converËatiôrti Aes moinès qui disent la messè *Wt tôujôiJirs salement mis; les pauvreè Indiens qui la servent sont nu^ pieds et à demi vêtu$. Là tnusique, dans toutes ces églises, vit quelque «feose d'affreux ï;:&nfe^l^ de musettes se joignent à largue; tôusKceè instruments sont tellement discordants 9 les ehants qu'ils acœmpagnetït^u^ Wpeu^^eiis^hlBv qu;ike&ïi«^^ tm quart d%eurè àrtes entendit ^ pm i»e itritatkm ife »ei^ pat** toiste ia goaï^ ztëçï iïïb 0^pe^^lm béauisf au moins^ $um hrilkn* verras Fiasipide stérilité <l«g oérémoqies. Bu reste t àu Bémû $j èe? n'est ^lère ^qu& <œtiï^ f**e tes églises sont fréquentées^ t ^ mm - Ée d^é dé «HljBi^ est parvenu se reflète dans tout* Les amusements du carnaval ne sont pas plus décents, à Argquipa, que les farces et bouffonneries de la semaine sainte.
Il y a des gens qui, pendant toute Tannée-; s'becupënt à vider de$ coquilles d'œufs, Us en font commerce; quand arrive le carnaval, il$ remplissent ces coquilles de diverses couleurs s rose, bleue, verte, rouge, et puis bouchent l'ouverture avec de la cire. Les dames se munisse d'un panier de ces oaufs, et, vêtues de blancs vont s'asseoir sur le dôme de leur maison j de là elles s'amusent à lancer ces oeufs sur les personnes qui passent dans la rue, Les passants, soit à pied ou à cheval, sont tf^ui^l|>puirviJS des mêmes projectiles et ripostent à leurs àgres* seurs; mais, pour réhdrç le plus geniil/ron remplit àussi ces ceuî& à y encre, de mie/, dV^wife, et^pelqùefbk àe$ Schoses les: plu$ dégoûtantes: plusieurs individus ont eu i^oail ^crevé à ce jcom^ bàtdJuiiQina? montré çtnsgrvent^ jeunes filles font parade des nombreuses souillures de leur robe et m m0tifcm& vaines de «es étranges marques de galanterie. Les esclaves participent aussi à ces amusements: ils se jettent de la farine, ce mode d'attaque est plus économique; aussi beaucoup de gens en font usage. Toutes ces négresses avec leur peau noire, leurs cheveux crépus, barbouillées de farine, sont hideuses! Lcsoir, on se réunit dans des bals où les danses les plus indécentes sont exécutées; beaucoup de personnes portent des déguisements bizarres; mais il n'y a aucun costume de caractère; ces divertissements durent toute une semaine.
De ces œufs immondes au déluge de dragées qui inondent les passants dans les rues de Rome, de ces grossiers amusements aux masques de l'Italie, il y a la même distance que des comédies burlesques qu'offrent les églises d'Aréquipa pendant la semaine sainte, de la musique barbare qu'on y entend, des misérables croûtes, des sauvages ornements dont elles sont décorées, aux majestueuses cérémonies, à la ravissante musique, aux magnifiques productions des arts, à tous ces brillants et poétiques prestiges avec lesquels Rome soutient encore sa religion vermbiriue^ ^ La population d'Af équipa, en y comprenant celle des faubourgs, s'élève [(te trente à quarante mille amesjLon peut considérer qu'elle se compose d'à peu prés un quart de blancs, un quart de nègres ou métis^et moitié d'Indiens. Âu Pérou, comme dans toute l'Amérique, l'origine européenne est le grand iitm de noblesmpàms te toigage aristocratique du pays * on appelle blancs ceux dont aucun des ascendants n'est Indien wt nègre 5 j 'ai m plu$ieuE$ 0 dames qui passaient pmr blanche 4 quoique leur peau fût amdêm paiw d' épiées, parce que leur père était né daiïs l'Aîidaloi^febu le royaume de Val ençe; Là population* libre forme donc trois classes pî^cftënt df ' tttois traces bien^ distinctes * eii r ré^éfenné, Mieïpê y négrè; dans la dernière dâ&e^sousladén^ qu*ite §#fent issus, la piwation de f fe Mïî^ 1 ^ établit entre eux l'égalité du malh^nv m Bepuis qtaaâpe m cinq àa^ij^jj^r Çpéréile g^nds «ihange^ qui subsistent encore, comme les cachots de l'Inquisition, pour indiquer le point d'où l'on est parti. Les costumes des classes élevées ne diffèrent en rien de ceux d'Europe; hommes et femmes y sont habillés de même qu'à Paris; les dames en suivent tes modes avec une exactitude scrupuleuse, sauf qu'elles vont nu-tête, et qu'à l'église l'usage veut toujours qu'elles aillent en noir, avec la mantille, dans toute la sévérité du costume espagnol. Les danses françaises se substituent au fandango, boléro, et aux danses du pays que la décence réprouve. Les partitions de nos opéras se chantent dans les salons; enfin, on en est venu jusqu'à lire des romans: encore quelque temps, et ils n'iront à là messe que lorsqu'on leur y fera entendre de la bonne musique. Les gens aisés (passent leur temps à fumer, lire les journaux et jouer au pharaon. Les hommes se ruinent au jeu, les femmes en toilette. ^ Les Aréquipéniens ont, en général j beau- » CQu^ d'écrit naturel, nné grande facilité d'élo- * cution, ïme mémoire MBUjMnnliB-^ *ii^ilM^a*teiiï gai J leë màhièTésfnobftest ^$ss6nfr&«ife bmmm et essentiellement propres aux intrigues. Les femmes d'Aréquipà f ainsi que celles de Lima, r i m'ont psru bien supérieures a ux hommes; elles ne sont pas aussi jolies que les Liméniennes > ont d'autres habitudes > et leur caractère diffère aussi. Leur maintien *; digne et fier; impose^ # pourrait, à la première vue, les faire supposer froides, dédaigneuses- mais, quand on les connaît, la finesse dé leur esprit, la délicatesse de leurs sentiments, enchâssées dans cet extérieur grave > en reçoivent un nouveau prix et impressionnent pMs vivement. EHes sOnt sédentaire» > laborieuses^ ne ressemblant nullement aux Liméniennes, que J'intrigue ou le plaisir attirent constamment hors dé^ ^ dames d^îréc^ipa celà la^ec lifté perfection qui surprendrait nos marchandes de modes* Elles dansent avec gracié et déteticév aiment beaucoup k (^Mkem aÊSW^^*^^;^«É-: connais quatre bu; cinq dont les voix fraîches, mélodieuses^ seraient admirées dans tes mÊïiâ '^WSÊ^il - ïLe*é!ima#d£^^ senteries, tes «Éàux dé têtè > lies ^aÉectibnsi nét^ ël;> Suï ï i»trt Irhtfmes y ft^ftfc très qtients. habitante ont atissi la manie de '0 ctoïl^*^ ëmM jirifexte ^^ai de teur imagination, jointe ai* défaut d'instiw^ tion, explique cette fureur \lo^)iïioti¥e. Ce ne$t qu'en ehangea&t de lieu qjtt% pèsent aimenterrteur fjensée* avoir? de iiopîveites|id^s^ éprouver d'autres émotions*. Les dames ^ paiAientièrement,J ym£ ^ tiennent dm fe^%ad^s d^ la côte » telles qu'Islam G#i4an^ Arm % où elles prennent des hmè é® xam^ m^ m^^m d'eaux minérales • M y a ph*sie!p$d& ee%squï#^ dans %m efevir d'A»lqmt^ tés Bout tués wûimmétèà 4 oeite d^fi epèi^^ès cures merveilleuses; l'eau <m est verte et chaude a brûler. Il n^e^ rigide ^lu^ ^e | ^ ^mà »r c^modè Hpe k ipieuriîm Se *epé ïai i^r^is^^té ppnr prendre des bains $ néîMM^ l&i® rfteèsk&é?
jeunes filles donnent aux étrangers. En épousant un étranger, elles *&pèi>ent voir le pays où il est fié, là, Angleterre, l'Italie; réaliser un voyage dont le rêve a longtemps souri à%iir sflrà^iiâtiôn; et cette perspective donne à ëes unions un dharme tout particulier, lorsq*ttè éditent elles n'en auraient aucun par ellesmii^i 1^ idées de voyage mettent la langue ftffiiçâfetf^tt vogue parmi les damés; beaucoup t'àppretfnent dans l'ëispé^ d'ên a voir besoin un jour; en àttaadant, ^slép jôttfe^nt p^ la lec^ turè dé ^u^çi*es Tins de »C)S bons ouvrages, et, tèiWëtfdéVc^^ apportent avec moins d'ennui la monotonie de la vie tjûWre te ps^sï TOuè les homriiés bien élèfàà isavént àmsi^feri^s* te Panthéon j hmï cimetière ^véllèïia^ttft çô&àfrtiît, ësik jdétofieùés#là ^^'|.ll^#%é: sur la |>êri|e ti'unë colline, en àtce du.iHolcsW y er^eëàjfë im riett de pierre scellée; c'est sur cette pierre que les parents du défunt associent leur yatnité au néant de la tombe. On lit, sur Mes plaques de marbre, de bronze, écrit en lettres d'or: (( Ici, repose V illustre maréchal, le célèbre général y le vé r nérable curé, » D'autres épitaphes, 4' une exécution moins riche, font une longue énumération des vertus des défunts; on n'y rencontre, comme dans tous les cimetières du monde, que de bons pères, des épouses chéries, de tendres mères, etc.; c'est ainsi que la passipn du moment dictant nos par^ dans i'iiidividu mort, les ^ connues.pendant sa vie. Les pauvres ont line fosse commune, fermée, de M même - panière lorsqu'elle est remplie. Le^ ^ çoçps des protestants ne sonjt pas admis dans ce cimetière. ^Ce n'est que depuis peu d'années qu'on n'enterre plus dans I les églises; certaines gens en murmurent et achètent des couvents, à chers deniers, une place dans leur 4glise, C'est ai$si que r\v^^W^i^i^^ a sp^ tombeau, à* Santo^ J^ming^ facilement, dans ce pay§, des prescriptiqus de desd^ra^^ A Àréqnipa, la mort des gens aisés ne réjouit pas seulement leurs héritiers y les moines y trouvent encore l'occasion de vendre, à prix élevés, leurs robes grises, noires, blanches, carmélites, etc., pour ensevelir le défunt. Il est d'usage et de bon ton de se faire enterrer dans un habit de moine;; aussi ces saints personnages ont-ils, presque toujours, des robes neuves qui contrastent avec la malprppreté du reste de leur costume. Aussitôt que le moribond est expiré, on le revêt, n'importe son sexe, de l'habit d'un de ces religieux; il reste ainsi vêtu et visage découvert % étendu sur son lit, durant trois, jours; pendant ce temps se font des visites de condoléance; les parents^ les plus éloignés tiennent le deuil, c'est à dire restent dans la pièce où est le mort pour recevoir les visiteurs, Ceux^ciy hommes ou feminwB^ sont en deuil; ils font, en entrant* lin sah& grave aiux parents, qui sont sur une estrade, puis vont s'asseoir danSoiin coin ou se mettent em prières* Ou, porte le corps à bra^^ et c'est aussi à bras qu'après la cérémonie on te potte hoi^ de i ^ porté, sur un tombereau, au cimetière* Il n'y a pas de voitures à Aréquipa; ancien-» nement, las grands pmonnages se faisaient porter dans une chaise à bras. H y en a pe <îb^5 mon étieie, qui savait à ma. bonne »ataan > et dont il se sert hii-4néme quand U €$t ïnalade. Elle ressemble aux; chaises à porteurs qui existaient en France avant 4a révolution. Tôtitlè môndè va à cheval ou à ifoûte* Lesânës île sont destiftés qu'à porter des fardeaux dans les riiohtagnës. Les ïndfews emploient tes Jlajms 1 à tet i^age* ^?
Lé Ita&ia est la héte de sc»mï*e de§ €<Mpdiliièrës j c'est avec lui que se font Cous les transports^ et l'Indien s'eù sert pour cdnamegneèr tes vallées. Ce gracieux âiïtMai ést %ès m* tëtësââttt à «ttidier^ C%st te seiil; des animaux qttë l^l^ttme s'est -&ftefc$^^^ réussir mmmï ^ ^msmtM se ladite uiite| mais c est condition qu'on tëen prié eiboÉ qtfon te < hri commande. Cm animaux ne vont jiim^s qu^ïi troupes; $ltes mat plus ou mmm mmmfoimv^M conduites par des indicés qui marchent a une grande di^taniâe;;^ffi|#^fc#sÉ llamasl M la tMflJ*^*sêi^ 1 £&?m<i est du féminin en espagnol et =se prononce Jiaj%0* Je s'arrête aussi. Quand la station 6e prolonge, ^indien iàqttiefc^ v^ abaisser, m décide, après avoir prisfoutes wrtes de précan-r lions, à supplier ses Mtes de coatini^gr tenv route, ii «e iaet à cinquante ou soixante pas de la troupe, prend une attitude immble 9 fait de la main un geste des plus caressants à ses llamas, Um i adresse deà regards léndres^ *ea même témp^ qji'ilî^iiie^ d^ii^ ™ix )dotiGe et avec um patience que je ne pouvais me lasser dkd«ik#^? itmemém^céc; si les Hamas sont disposés à, se remettre en route, ils suivent l'Indien en bon ©k?dre* d un pas égal # ivont $mfcm^$êm^ jambes étant très longues; mais, lorsqu'ils sont de mauvaise humeur, ils ne tournent seulement pas la tête du côté de la voix qui les appelle avec tant d'amour letii^lati^Gt* Ifc j^s^i^^in^i^ portent avec une gracieuse majesté, les longues mitesidèto leurs mouvements souples et craintifs donnent V à ces animaux une expression de noblesse et de sensibilité qui commande le respect. Il faut bien qu'il en soit ainsi, puisque tes ilamas sont les seuls animaux au service de l'homme que l'on n'ose pas frapper, Sfil arrive {chciseèi^ pire^ qu'un Indien > dans sat colère* veuille exiger par la force ou même la menac e ce que le llama ne veut pas faire de bonne Tolontéi^ dès Vmk* mal se sent rudoyer de parole^ mx de gestef#ll redresse sa tête avec dignité; et, «a^s ehercber à fuir pour échapper atoxatoau^is^ traiteménjfë (lellamam'est jamais^ coucbe^^ toiii^ grosses ^ larmes ^ beaux f eu*/ d^ sô^ ëtdâitôl? e$]àâtëèto d'hëutwati^]^ q&i se d#obëii% âveé t^t dè W (smm ^àà laS fiïéfe s&iïMenP*^ îÉW^îi^te seraitdôuee! Mma^mm^ o^Éatle seul moyen de eommnnicalfett avec lësiliiilns dë£ âtonfo^ là rëvéireiicè|^^ dont ils sont l^objët frè pàrt ^astiïnicjuement du sentirnentidè leur utilité. J'en ai vn *|itel<|uefois Ireiil^ t)U quarante intercepter le passage dans une dés rues les plias fréquentées delà ville; les passants arrivés près d'eux lés regardaient avec timidité jeln^ebrçw»ssaient; cfiteOTa^îJia* jour ihftfr entra ^ê^^tai^ toucheF les Marnas, ^andl^ tan m la têtey a^^ longtemps $ m indien aapi'a dit mh awtir mû qm avait trente-quatre ans. Nul autre homme que Y Indien <d&s liBiY^/ier^ tietojce, ^ douifs^Elp^iiiifi^i^ Marnas. trëit $an$3 doute de cet fextirawdiiaaS^e donné qiar ila f^yiae^i^èêï'tadijgé^ *d$tÉèt^ qiiïlèa ïa^^ lui plus qu'il ^è^eufefy^ q ni nous i fait échapper à l'oppression par la zà^tepm mm d^atîp^3B§^ûè^lst Ù^$ÊS^ munre panai i âgs Indiens du Pëttou> ainsi est des plus ennuyeuses; elfe l'était pour moi sartout qui suis d*mie activité incessante; je ne pouvais me faire à celte iHWràKéf^ ^ : i 14 maison de M. Le Pris était la seule où je trouvais quelques disfaaetions. ]Wm$^^mÉ^ sieurs m® tématgoaient lé plus Hendrfc inlérét, et s'emplissaient de m^êt^e agréaMes, Chaque fois qu'il- arrivait lia étranger à Arëqttipa > Mi VicflKer venait m'ect prévenir^ jvtààif M^- saut li portrait, demandait si je élirais quffli^i^ selon que les ^mopnag^ excitaient ma ^id^të. Je vis chez M. lié Bris beaucoup de voyâgetirs, officiers de marine ou* eoi»Bft€arçaa^s.r ne parl^i t^tçfois que d'un seuls qni h 'appartena i t à aucune de ces deux classes;. >Bf vicofôite de d?a$|*|^$^£ à RiorJanBbèfj ayant obtenu db Mx 4^ Sai«t-Priest, alotf s ambassadeur au Brésil, un cQïigç d^ six mob poujp aller visiter le j ^0|%|^ii^p^^ Èanl lA qiiè le j^ui* tftf M* Vtolf qiji, s'était, installé dans la cliambre de Lè lfeî^, r âbsertt en ce moment ^ et comptait Peste* ^Ji^il^^nj^tB^fese^ àiiA^qu^i^iarf il ISétoikà Bordeaux. Les émanations %dfâtt MPï^ ^aseung înflwen^ sor k brfte et rotofe co^sWuiio^i. $ m^mm hméomàïe tfiïktmài iu^ea4it tout ^aveC ua$ens droit et un calme cpè ^ — Oh! mademoiselle, me dit-4ïj quel Sfciu jolie petite personne si frêle, si délicate > sa charmante figure toute rose > f ses beaux cheveux blonds si bien bouclés " à examiner ses mains blanches et potelées >; à entendre Iç soïi Éé sa douce yoix, sans hésiter on affirmerait ^PÏë vicomte de Sartiges n est autre chôsë^ feuuîîë. Je vous assure que je l'ai cru d'abord; niais si je le juge d'après ses discours-,- ce doit être un homme, et un homme bien dangereux pour les femmes.» « En arrivant lûer au soiry a u lieu de se reposer > M me nait à me pârl€^|usqu^à une heure du matin. Le principal objet de cette longue conversa tion fut de s'enquérfPiMa vlÉé renfermait beaucoup de jolies femlti^i si jolies femmes étaient mariées ou demoiselles; quel serait le moyen de s'introduire âattf r& d'elles; çt ainsi *4& isuiteu s f^^&^^^ig^iàs^ l'entretien* La b^ève attention cjjull éiMM & tout Jei reste me: parut également étrange, IMfin, mademoiselle, ce jeune homme ou cette jeune femme est pour moi extraordinaire, iitëipfe cable, et j'ai recours à vous, afin que vous-n^ai-* diez à l'étudier, um ^àmno^dm^n. ■.p. JLft soir, M. de Sartiges i»^||^ie^^#iipi M. Viplfter ne disait rien, écoutait le vicomte de toutes ses; oreilles, et- ses regards jnjïi ter-* rogeant semblaient dire: Qu'en pensez^ vous# estrrçe un homme ou uhe femme?
Jayoue que moi-même j'étais très embar^ tassée et h 'aurais pu répondre k cçjtte question* L'enveloppe de ce vicomte ressemblait à celle de ces jeunes Anglaises que nous rencontrons quelquefois sur nos promenades, à ces ravjyfei santés créatures dont les beaux yeux bleus, les célestes regards, les petits traits de yierge,: le teint blanc et rose, les cheveux aux reflets d'or le disputent aux anges de Raphaël. Ce: jeune seulement une impei ceptible moustache blonde garnissait sa lèvre ^iipéi?i^ure: mfëtfgfè mh^, fluets, sa taille fine, sftfl^ra^^ tr^ ann 4'fspiiii^ mise de ce f petit sylphe était en harmonie avec sa ge^&l^ge^ w.m IJn joli pantalon gris à guêtre^^^ soyeuse, une, re^ingotç noire desc^dapt £ velours noif; faisant ressortir deSj gWts j^np^ pile gg^^ àa -cm par une chaîne en cheveux d'un beaïi noir, telle était la toilette du jfcune diplomate, Si, en le voyant, ô&avait peî*të & distinguer à quel sexe il appartenait* en FécdUtâïit la tihtim dëvëriatl pïfrs |>éi^jplfexfe ^iieb^ei-Sa^ ^rattmt^ ehàfrme iinexpruntable f siw -y éu&* baissaient #*ié^ ilnè nfebiiiMr<<fritt! est hieGMrafef jb'^ri^i êoàWér daiïs un hcrapweu î Sa aéa^^tïpmétail biz&î^ey très Tâ^iée et^ r^iplte de t^fe^(porif# giûalftéj â firofessait ^oor toutes te dames line admiration qui le dispensait d'avbti* d# feifioW pdiir ^Bufie; ^iyaffléa^(U^i«^ fâëé xSïblg plus à ¥*mômi i^ïl & vfcïgl^deuè priptefi^p^ ydleMeui ataki#p»l sib ëfe!t# #të éttcôre iaSlpîè^ et difls £<É* temps te moral a vait atteint la décrépitude* Le jeune *itai»t0 ¥essèÉirtli^ kmh ^m^éÊi^â ùM ^ilisé l^aNte et ti'ènfe ptàè rien a apprendre ëtt ieitWk si# te terrey B<§è aux ambassade M $â$m M df^«te^»ëi a*ait eu, «fens 4ê^^ a^a^c^iaiàim^tt tenir aucun compte de la fragilité de sa chétive enveloppe, il s'étaitexposé, avec sa faible poitrine, à l'affreux hiver des mers polaires v Arrivé à Valjkraiso, avec une toux sèche et dans un état d'exf i ême inàïgi%ur, il s'était néanmoins livré aux plaisirs, et, après être resté quelque temps au Chili à mener la vie des marins à tërre, lassé des belles Chiliennes > il avait voulu connaître lësPéruv iérinë^ Cet e^ètrit^uietllard ressemble béaucoiip au dblibriy.^f %Mg^ à l'extrémité de toutes les branches d'un arbre sans se poser sur aucune, où, comme diraient lés fouriéristes, la pâpillonnè 1 est sa dominante* M. de Sartigés fit fureur parmi lefc damés d' Af équipa: c'était à qui d'entré lés plus jèlies aurait une riièehe de Seè blonds cheveux» Quand il passait ^.(i^^W4iio^ J on se Mettait été la porte pôur ^m&Wfôfà ^tfâi^ ^^éiwê^a# blonds ^ i! ^êij^^i'^I^^S^^ de ma société cKtÉS^ àvec le vicomte: quelques ^Éfiaââ^d*4HH^ÏNfr^^ffifi>Ë^: » Lfc S^ème passionnel de Bl. Fourier est tçop connu ppur que jesoi^o^^ède^ » Au PerocL les cheyeux blonds et les.yeux bleus sont les deux gënf és 5 ae beauté' les juufc estinièsr mandaient dans leur naïveté; — Que vous dit donc ce çhanjaant vicomte? vous parle~t-il d amour?...— Non, mesdames, M. de Sar tiges ne me parle pas d'amour, ce qui me fait attacher beaucoup plus de prix à ses fréquentes visites.
M. de Sartigés ne vivait en apparence que pour de frivoles jouissances; cependant il recherchait l'instruction partout ou il c-pérait la rencontrer. Il mettait bien ses plaisirs en première ligne; mais, chemin faisant, il recueillait çà et là des renseignement^ sur les pays qu'il parcourait. Il prenais beaucoup de notes, questionnait le^? personnes capables, et donnait à l'examen de& choses tme attention asse? soutenue i M* Vidlli^r m r^veiiait pas de son étonnement } il ne pouvait concevoir comment çe petit être s'exposait volontairement aux plu§ rudes fatigues, les supportait avec courage et bravait toute espèce de danger, • uniqutônîetiÉ pou? satî^fairè m fantaisie de voir du pays. M^¥iollieç ne^ put Jamais s?ex$liqper^ comment cette vie errante, pénible, n'avait changé en rien, ni même modifié le caractère, les goûts et les habitudes du vicomte. M. dé %iv tiges trouvait charmant de coucher en plein air, par terre, sur un sac, au milieu d'une pampa; et, pendant tout sou séjour chez M* Le Bris * il ne cessa de se plaindre de la dureté des sièges en usage à Aréquipa* Au dîner, on mettait sur sa chaise un tapis plié en quatre, 11 se plaignait aussi de la nourriture: on ne savait pas faire le thé, les glaces ne valaient rien} maiâ ce qui le désespérait, ce qui lé rendait réellement malheureux, c'est que les hlàn^isseuses du pfs^ ne Savaient pas repàssér sou linge à son gré- Le vicomte avait auprès de lui /pour le servir» mm un domestique, mais une espèce de Miehel-Mô^ ria, qu'il appelait son hvmme. C' était un aheteii militaire, robuste, adroit, intelligent, sachant un peu de tout. Mon cousin Althaus, qui leur avait fait une xarte décote pour se rêndré au Guzco, |fcréte^ plus que le maître> et, pour cette raison^ il aivait nommé jmlvndk te Je m f Ut jaiûi# M, de Sartiges resta trois semaines à Aréquipâ. Chacun s'empressa de le fêter le mieux qu'il put. Nous nous réunîmes en grande cavalcade, afin (telrâikireîv^ trouvent aux environs de la ville. Qti W donnâ pense pas qu'il dut être mécontent dô la rëeëff* tion qu'on lui fit. Il parût pour le Cuzco, charge de lettres de recommandation, et j-ai eu le plaisir d r apprendre que la connaissance de M. Miota, pour qui je lui donnai une lettre, lui avait été très agréable.
Pendant le séjour de M. de Sartiges à Aréquipa, vint de Lima un de mes cousins par alliance, l'homme le plus original què j'aie rencontré de ma vie, M. d' Althaus* dont j 'ai déjà parlé. Dès la première entrevue, nous fûmes amis- Althaus est Allemand > mais parle français dans la perfection, ayant passé en France une grande partie de sa vie; A partir du moment de son arrivée, je n'eus plus de temps de reste. Sa conversation me plaisait si fort, j'y trouvais tant d'occasions de m'instruirev que jè profitai de ses dispositions musardes pour prolonger avec lui d'interminanables causeries. Gomme sa femme > ainsi que ses enfants et ses domestiques, étaient chez mon oncle, à Gamana, il venait manger avec moi chez ma cousine, en sorte que nous ne nous quittions pais* Althaus a une manière de parler ij^pèr^ comme t gnent 9 qaractérfeeiî^ret qu'on cite ensuite comme I des proverbes. Il fut de toutes nos parties avec M- de Sartiges, et tout ce qu'il me disait au sujet dé ce jeune homme-femme était digne de remarque. — En résumé, me disait-il un jour, je vois, ma chère Flora, que depuis quinze ans que j'ai quitté la France, votre jeunesse n'a pas été en s'améliorant. De mon temps, j'ai vu des jeunes gens de l'âge de M. de Sartiges, qui déjà avaient deux épaulettes, et s'étaient trouvés à dix affaires; de ces beaux garçons forts, robustes, qui résistaient au froid et au chaud, à la faim et à la soif, à toute espèce de fatigues. C'étaient là des hommes! Mais des mauviettes somme votre vicomte, qu'on prendrait pour de petites marquises déguiséf §, je voijs 1$ 4ewailde, de quelle utilité peuyent-elles &re à leur pays? Sans doute cela est gentil; m^is est-ce avec des poupées de cette pâture qpe vous çoinptez faire mardier la çivilisatba?
— Àlthaus, vous ne faites cas que de la force physique*- — C'est que la force physique entraîne toujours avec elle la force morale. Très cert^ine T ment vous m rencflnti^fe^^ jamais dans une chétive enveloppe de femmelette un César, un Pierre le Grand, un Napoléon.
— Il faut croire, cousin, que les habitudes de jeunesse sont bien fortes,: puisque votre bon sens naturel et vos connaissances scientifiques n'ont pu déraciner en vous les goûts du soldat.
_ Cousine, vous êtes charmante, quand vous vous révoltez contre les soldats. Mate, dites-moi, qu'espérez-vous donc de votre jeune France? fera-t-êlle jamais rien qui puisse approcher des grandes choses effectuées par les soldats de Fem* pire?
Ou peut juger, par ce peu de mots, del$ tournure d'esprit de mon cousin Âlthaus* L'homme a disparu dans la profession. Soldat avant tout, il réalise complètement 1M de Walter-Scott. Encore quelques innées ■$ et le type ne &m -geti&fmrà plus en tJRii#op«U r.-^î5 Mthéus fait lai guerre depuis l'âgé dé dixsept anrfj il a servi cdïimë ^fifeiir du|péfiferfajiB les armées françaises et^daè^ Celtes* de^iallié$.
raière, celle à laquelle toutes les autres tjtoiyetit être siri&rdonnées; # l^kertee pafcfgéât* s'intéi^iiiîïMuP^^ plus habile. Après tes i 4véilëfflié^^##l##^l resta au service de l'Allemagne: il y avait un très beau grade, de bons appointements > et au* rait pu mener joyeuse vie dans toutes les garnisons ^ mais son activité guerrière ne pouvait s'accommoder du repos $ il lui fallait Toccasion d? exercer son; art, lè jeu des batailles, les fortes émotions que font naître les chances de succès et de revers^ la joje du triomphe ou l'enseigne*-ment de là défaite. Pendant trois ans il attendit les querelles des rois, accueillant jusqu'aux phis faibles rumeurs qui pouvaient faire présager la guerre, bien décide à ^:^ip^^^i*:it: ifisi rallier m drapeau que paraîtrait devoir fte- , voriser la for|unf | les èfïbrts temps encore * M jeunesse êiï Eurè jj© se trbùtai t condamnée à végéter auprès slé ser^èï^ AL^- thaus se décida à quitter ûi^ pays sui* lequel dî~ saiteil^ Jtt Malédiction 4i£ ^ être tombées II donna m 4éîîds$^^ mille, dont il était tâidifci^